Le 12 mai 2025, le Vice-président du gouvernement gabonais, Alexandre Barro Chambrier, a reçu en audience une délégation de la Banque mondiale. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des projets structurants éligibles à un appui financier de l’institution de Bretton Woods. À l’issue des discussions, une attention particulière a été accordée aux secteurs de l’eau et de l’énergie, pour lesquels la Banque mondiale prévoit un financement de 150 millions de dollars, soit environ 91 milliards de FCFA.
Concrèement, cette enveloppe bénéficiera à la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), le bras séculier de l’Etat en matière d’eau et d’énergie. Dans son plan stratégique 2025-2030, la SEEG estime à 1000 milliards FCFA ses besoins de financement en 5 ans. Et pour cette année 2025, l’objectif immédiat pour répondre aux problèmes récurrents de délestages qui affectent le quotidien des Gabonais serait de réunir environ 300 milliards FCFA, dont 131 milliards FCFA pour le secteur de l’eau et 170 milliards FCFA pour celui de l’électricité. Une partie de cette enveloppe sera donc décaissée par l’institution financière mondiale qui projette « accélérer les démarches afin que ce financement soit approuvé dans les semaines à venir », a déclaré le représentant de l’institution financière internationale sur les antennes de Gabon 1ère, une chaîne de télévision gabonaise.
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Cette visite de la Banque mondiale s’intéressait également aux domaines du numérique et des statistiques. Dans le détail, l’institution de Bretton Woods se positionne déjà pour financer le « e-Gabon » et le « Digital Gabon », deux projets spécialisés dans la digitalisation du système de santé visant l'amélioration de la prise en charge des patients et un meilleur suivi de la situation sanitaire du pays, ainsi que le développement du numérique. Par ailleurs, la Banque mondiale souhaite aussi lancer un projet d'investissement en matière de construction des voiries urbaines et infrastructures de base dans 7 villes de l’arrière-pays.
Pour rappel, la Banque mondiale, l’un des principaux créanciers multilatéraux de la majorité des pays de la CEMAC, avait suspendu le 3 juillet 2024, ses décaissements en faveur du Gabon, « en raison des échéances impayées ». En réaction à cette mesure, le gouvernement gabonais a procédé le 18 mars 2025 à l’apurement de toutes les échéances dues à l'institution de Bretton Woods ce qui rétablit la confiance entre les deux parties. Montant total de l’ardoise réglée : 17,9 milliards de FCFA.
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