Annoncée depuis le mois de novembre dernier, la Banque pour le commerce et l'entrepreneuriat du Gabon (BCEG) a officiellement lancé ses activités ce 18 décembre à Libreville, au cours d’une cérémonie présidée personnellement par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’objectif principal de cette banque, apprend-on, est d’accompagner les Petites et moyennes entreprises (PME), les artisans, les coiffeurs, dans le sens de leur offrir l’accès au crédit et surtout de les amener à une structuration. Et pour cause, a expliqué Parfaite Amouyeme Ollame, le ministre du Commerce, l’une des grandes difficultés des PME gabonaises c’est l’accès au crédit. Ceci dans un contexte où les banques conventionnelles ont des taux de remboursements très élevés parfois de l’ordre de 35 ou 40%. « Or, avec la BCEG, les taux d’intérêts vont de 3 à 14% ce qui est inédit sur le marché financier », se félicite le membre du gouvernement.
Elle précise que les conditions d’accès au crédit ont été assouplies. « Nous avons d’une part les PME agréées, et également les PME qui ont une fiche circuit mais qui ne sont pas véritablement formalisées. L’objectif c’est de faire en sorte que toutes ces PME qui ne sont pas structurées arrivent à la formalisation. Parce qu’il sera question à terme d’octroyer un statut juridique à toutes ces personnes qui dans une activité génératrice de revenus », explique le ministre du Commerce.
La BCEG, entièrement détenue par des institutions et des privés du Gabon, dispose d'un capital de 17 milliards de FCFA. Elle est consacrée aux petites et moyennes entreprises et aux très petites entreprises (TPE), qui représentent plus de 80% de la structure économique. De plus, cette institution financière devient la 8e institution bancaire du pays et la seconde actuellement sous contrôle des capitaux nationaux, en compagnie de BGFIBank, le leader du marché au Gabon.
Cette institution bancaire prévoit d'être implantée dans toutes les neuf provinces du pays avant 2027. Selon des statistiques officielles, cela devrait favoriser une augmentation du taux de bancarisation qui atteint 30% au Gabon.



