Le gouvernement gabonais projette la création d’un « Fonds autonome national d’entretien et d’investissement routier », selon ce qui ressort d’un conseil des ministres tenu le 13 février à Libreville. Dans ce sens, un projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation dudit fonds a été entériné au terme des travaux des membres du gouvernement.
« Le présent projet d’ordonnance institue, dans le domaine des infrastructures routières, un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle technique du Ministère en charge des Travaux Publics, dénommé Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier (Faneir) », apprend-on. Le communiqué final du Conseil des ministres ajoute que ce Fonds sera doté de la personnalité juridique et bénéficiera d’une autonomie de gestion administrative et financière.
Lire aussi : Investissement : le Fonds gabonais d’investissement annonce un financement d’1 milliard de F au profit des PME
Ainsi, le Faneir aura pour mission essentielle de financer les opérations de construction, d’aménagement et d’entretien du domaine routier national. Pour ce faire, il est organisé autour d’un Conseil d’administration, d’une direction générale et d’une agence comptable.
Pour l’heure, les autorités n’ont pas indiqué le montant qui constituera ce Fonds. Mais ailleurs, dans d’autres pays de la sous-région Cemac comme le Cameroun, le Fonds routier est alimenté par une partie des recettes prélevées dans les postes de péages et autres taxes générées par les usagers de la route. Ainsi, l’argent collecté sert à alimenter ledit Fonds afin d’entretenir et même construire une partie du réseau routier national.



