Sauf refus des autorités règlementaires compétentes, Société Générale devrait quitter le Bénin et le Togo avant la fin du 1er trimestre 2025. Le banquier français l’a annoncé ce 30 juillet 2024 dans un communiqué indiquant qu’il avait signé un accord avec l’État béninois pour reprendre la boutique. L'accord «prévoit la cession totale des parts du groupe», plus de 93%, dans Société Générale Bénin, écrit la banque dans un communiqué, sans préciser le montant de l'opération.
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Société Générale Togo est de fait incluse dans le deal puisqu’elle est une succursale de la filiale béninoise. Elle opère sur le segment du corporate et ne pèse que 2% du marché du crédit au Togo. Selon Société Générale, la transaction aura un « un impact positif d'environ 2 points de base sur le ratio de [solvabilité] CET1 du groupe à la date de finalisation attendue d'ici la fin du premier trimestre 2025 ». La banque devrait également comptabiliser un impact négatif de 25 millions d'euros dans ses résultats du troisième trimestre à la suite de cette cession, a-t-elle indiqué.
«L'État béninois reprendrait la totalité des activités opérées par cette filiale, ainsi que l'intégralité des portefeuilles clients et l'ensemble des collaborateurs de cette entité», ajoute la banque parisienne.
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C’est la 2e cession de Société Générale en Afrique cette année après le Maroc, et la 8eme après celles du Mozambique, le Burkina Faso, le Congo, le Tchad et la Mauritanie, la Guinée. S’agissant du Cameroun, l’un de ses principaux marchés en Afrique subsaharienne, la banque a mandaté le cabinet Lazard pour trouver un repreneur. Plusieurs acteurs se seraient manifestés pour prendre le contrôle de la 2e plus grande banque du pays notamment BGFIBank, Vista Bank et NSIA Bank. L’État camerounais n’est pas moins intéressé par cette transaction puisqu’il a mandaté le CNPS, son Fonds de pension, pour étudier toute possibilité d’intervention.







