La Banque de développement des Etats de l’Afrique Centrale (Bdeac) procédera, le 24 mars prochain, à la mise en paiement d’une enveloppe totale de 3,1 milliards de Fcfa représentant le tout premier remboursement effectué sur son emprunt obligataire à tranches multiples « Bdeac (4,70%-5,95%-6,20%) Net 2024-2031 ». C’est ce qu’indique un communiqué signé le 17 mars dernier par le Directeur Général de la Bourse des Valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), le Camerounais Louis Banga Ntolo. De façon détaillée, le paiement des 3,1 milliards de Fcfa est subdivisé en trois : un peu plus de 741 millions de Fcfa sera payé sur la valeur « BDEAC 4,70% NET 2024-2027 » au coupon de 470 Fcfa ; 915,5 millions de Fcfa sur la valeur « BDEAC 5,95% NET 2024-2029 » au coupon de 595 Fcfa et le gros des paiements s’effectuera sur l’emprunt « BDEAC 6,20% NET 2024-2031 » avec 1,4 milliard de Fcfa (coupon net : 620 Fcfa).
En effet, ces paiements permettront non seulement d’oxygéner la trésorerie des investisseurs, mais aussi et surtout de crédibiliser davantage la signature de la Bdeac sur le marché domestique des capitaux, elle qui s’est distinguée en 2023, comme principal contributeur aux paiements d’intérêts sur le compartiment obligataire de la Bvmac. Selon le rapport d’activités 2023 du marché boursier de l’Afrique centrale, l’institution financière sous régionale a assuré une rémunération significative de 57 milliards de Fcfa, soit environ 75% du total des intérêts versés dans ce segment (76,5 milliards de Fcfa). Cette performance est le fruit de ses trois emprunts obligataires « Bdeac 5,45% NET 2020-2027 », « Bdeac 5,60% NET 2021-2028 » et « Bdeac 6% NET 2022-2029 » qui ont rencontré une forte demande, consolidant le rôle de la Bdeac comme acteur clé dans la dynamique du marché obligataire régional.
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Rappelons que dans le cadre de l’emprunt « Bdeac (4,70%-5,95%-6,20%) Net 2024-2031 », l’institution a mobilisé 54,7 milliards de Fcfa alors qu’elle ne recherchait que 50 milliards. Ainsi, le taux de sursouscription s’est élevé à 109,54% et la Banque a sollicité de la Cosumaf, le régulateur du marché financier régional, une autorisation pour absorber les sommes sur souscrites. Pour structurer cette opération, la banque régionale de développement s'est attaché les services de trois sociétés de bourse, à savoir Contacturer Capital (chef de file), l'Archer Capital et Elite capital Securities. Malgré son succès, cette levée de fonds s’est déroulée dans un contexte particulièrement difficile sur le marché régional, ce qui a conduit la banque à repousser d’un mois les échéances de souscription.








