Pour la période allant de 2025 à 2026, le groupe turc Ulsan Holding annonce un budget d’investissement de 300 millions de dollars américains (environ 170 milliards FCFA) en Afrique. Selon Fatih Gülsün, le président d’Ulsan Holding, l’enveloppe sera répartie entre le Congo et le Botswana, principaux pays d’activité du groupe en Afrique depuis 2023. « 80 %, équivalent à 240 millions de dollars (135,1 milliards FCFA) serviront à la poursuite des opérations du groupe au Congo. Les 20% restants seront concentrés au Botswana, où un protocole d’accord d’une valeur de 5,5 milliards de dollars a été signé avec le gouvernement », peut-on lire dans une communication du groupe publiée le 1er décembre dernier.
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De fait, la part importante destinée aux activités du groupe en République congolaise est adossée au méga projet d’exploitation du gisement de fer de Mayoko-Moussondji qu’il développe depuis deux ans à travers sa filiale Ulsan Minning Congo. Titulaire depuis 2023 du permis d'exploitation dudit gisement, l'entreprise prévoit un démarrage opérationnel dès 2026 avec une capacité initiale de 3 millions de tonnes de fer par an, extensible à 5 millions de tonnes d'ici 2029. Cependant la réussite du projet dépend toutefois de la réhabilitation de la voie ferrée de 465 km reliant Mayoko au port de Pointe-Noire, dont la gestion des activités conventionnelles est assurée par le groupe turc Albayrak.
Pour lever ce blocus, Ulsan Mining Congo a signé en juillet 2025, une convention d‘une durée de 5 ans avec la société publique Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) pour la réhabilitation, la modernisation et l’entretien du réseau ferroviaire mais également l’acquisition de matériel roulant, incluant une vingtaine de locomotives et plus de trois cents wagons. Les travaux ont été engagés en novembre dernier et le financement total estimé à 737 millions d’euros (environ 1 325 milliards FCFA) est apporté par les deux parties selon les conditions relatives à l'exécution des partenariats public-privé.
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Enfin, Ulsan Holding prévoit également la construction d’un complexe sidérurgique. Il s’agit précisément d’une usine intégrée comprenant une unité de pellets, une installation de fer de réduction directe (DRI) et une aciérie, couplée à un projet énergétique propre de 120 MW destiné à alimenter ces installations. Pour ce faire, le groupe négocie avec les autorités congolaises l'acquisition d'un terrain dans une zone industrielle spéciale.
A noter que Ulsan Holding est également implanté au Sénégal, au Mozambique, en Tanzanie et au Gabon. Le groupe a récemment signé un accord avec le gouvernement botswanais et un consortium international pour réhabiliter les centrales de Morupule et développer de nouvelles capacités solaires et de charbon propre utilisant des technologies propres, pour une capacité totale de 1,5 GW.
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