Au Cameroun, des personnalités influentes de l'opposition plaident activement pour une candidature consensuelle en prélude à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 à laquelle prendront part 12 candidats. Le 2 septembre 2025, Anicet Georges Ekané, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), a exhorté l'opposition à s'unir. Ce dernier, dont la candidature de son parti, portée par Maurice Kamto, a été rejetée, a déclaré que le Manidem soutient désormais « toutes les initiatives politiques et civiles dans la recherche d’un candidat consensuel ». Anicet Ekané croit savoir que « le Manidem et son candidat Maurice Kamto sont convaincus que la solution à cet épineux problème de la synergie des forces de l’opposition sera trouvée ».
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Cette position fait écho à celle d'Akeré Muna, candidat du parti Univers. Le 26 août dernier, il a affirmé qu'il était « temps de sortir de l'isolement », estimant que l'avenir du Cameroun exige une « seule coalition » ou, du moins, « un candidat consensuel ». Ces appels laissent présager une potentielle action de la part de Maurice Kamto pour soutenir une figure unanime.
La coalition en question
Malgré ces appels, l'idée de la coalition est loin de faire l’unanimité au sein des différentes formations politiques de l’opposition. Lors d'une conférence de presse le 19 août, Josuah Osih le candidat du SDF a qualifié la question de la coalition de « distraction »,soulignant son assurance de « battre le système en place » par ses propres moyens.
De son côté, Serge Espoir Matomba (PURS), candidat déclaré, a rappelé sur sa page Facebook le 26 août que la coalition ne constitue pas une garantie de victoire. Prenant l'exemple du Sénégal, il a souligné que le vainqueur de la présidentielle, Bassirou Diomaye Faye, a remporté le scrutin face à plusieurs coalitions, et non en en faisant partie.
Pour lui, la victoire s'obtient par la mobilisation populaire et non par des arrangements entre partis. « Dans aucun pays au monde, une élection présidentielle ne se joue avec deux candidats uniques… Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a remporté les élections face à plusieurs coalitions dont la plus puissante :celle du pouvoir. Il n’était dans aucune coalition ; il a été porté par le peuple », a-t-il écrit.
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