elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Production de riz : les promesses non tenues de l’Etat camerounais

Les projets mis en place dans la filière n’arrivent pas à résorber le déficit criard accusé, alors que des milliards de francs CFA sont censés avoir été investis dans le secteur pour y parvenir. Entre temps, le Cameroun continue de dépenser d’importantes sommes d’argent pour approvisionner les populations.

Publiée mercredi 7 novembre 2018 à 09:36:08Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 09:49:52Temps de lecture 3 minPar EcoMatin

riz
La filière riz fait de nouveau parler d’elle au Cameroun. Le 26 octobre dernier, l’organisation non gouvernementale Greenpeace a rendu public un communiqué dans lequel elle « appelle le gouvernement camerounais à améliorer son processus de responsabilisation et de transparence dans la gestion des ressources publiques ». Cette sortie fait suite à des révélations scabreuses dans la gestion des fonds du programme riz-maïs-manioc, qui vise la modernisation des techniques d’exploitation de ces cultures par la mécanisation. Cette question vient remettre au goût du jour la situation de la filière riz, qui aurait dû connaitre un réel envol au Cameroun compte tenu de son importance dans l’alimentation de millions de Camerounais. Selon les statistiques officielles, la production nationale de riz est capable de satisfaire à peine 30% des besoins nationaux. Ce qui, malheureusement, témoigne de l’échec des actions menées pour le développement de ce secteur agricole. Depuis plusieurs années, le gouvernement camerounais a initié des programmes et projets à l’instar du Projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa), qui intervient dans la filière riz et qui a permis d’aménager 800 hectares de terrains destinés à la riziculture au Cameroun. Mais il a fallu pour cela 8 ans. L’on peut également citer le Projet de relance de la riziculture dans la vallée du Logone, financé sur fonds PPTE, et dont les résultats ne sont pas palpables. A côté, la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (SEMRY) peine à produire plus de 70 000 tonnes depuis plusieurs années. Les échecs des politiques de développement de la filière riz au Cameroun sont nombreux. La conséquence est que d’année en année, la production nationale baisse. Selon certaines données du ministère de l’Agriculture et du développement rural (MINADER), la production annuelle est d’à peine 100 000 tonnes. Or, d’après l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun avait déjà atteint le pic de 174 000 tonnes de riz en 2011 (cultivés sur 155 000 hectares). Ainsi, plus les surfaces cultivées augmentent, moins la production est importante, malgré l’introduction de nouvelles espèces censées être plus rentables. Des importations exorbitantes   Ce déficit de production nationale oblige le pays à importer massivement le riz. Parmi les cinq principaux produits d’importation du Cameroun, cette denrée est la plus importante en termes de quantité. Elle représente 36% de ces importations, devant les poissons de mer surgelés (31%), le blé (22%), le lait en poudre (6%) et les sucres raffinés (5%). Le principal fournisseur du Cameroun est la Thaïlande qui pèse à elle seule 85% de ces importations. Ce pays est suivi par l’Inde qui fournit 7% du riz importé par le Cameroun. La Chine, Myanmar et le Vietnam suivent avec chacun 2% ; tandis que le Pakistan et d’autres pays représentent 1%. Ces importations nécessaires à la nutrition de la population camerounaise représentent d’importantes dépensent. L’INS indique qu’en 2017, les importations de riz ont atteint 728 443 tonnes, pour une valeur totale de 183,7 milliards FCFA. Rappelons que les importations étaient de 552 472 tonnes en 2000 pour une valeur de 156,6 milliards de FCFA. Elles ont atteint un pic de 212,6 milliards de FCFA en 2013 pour se situer à 819 841 tonnes. Des données qui démontrent à souhait que les politiques mises en place doivent être davantage efficientes et efficaces pour satisfaire la demande nationale de riz qui, selon diverses sources, se situerait entre 300 000 et 400 000 tonnes de riz par an. L’objectif de production de 1,2 million de tonnes annoncé en début d’année par le gouvernement est vivement attendu… [related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
La suite après cette publicité
ecomatin magazine n3

EcoMatin Magazine international est disponible
Pour lire ce numéro cliquez ici

  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Production de riz : les promesses non tenues de l’Etat camerounais
CamerounSEMRYMindaderPADFAArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EpremiumNgaoundere-garouaBusiness et EntreprisesCameroun : un consortium koweïto-indien décroche le contrôle du chantier Ngaoundéré-Pont SalahL’attribution de la mission de contrôle marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre effective de ce chantier de plus de 127 milliards FCFA attendu depuis 2017.​il y a 1 jourEpremiumDu pétrole brutBusiness et EntreprisesCongo : le chinois Hunan Construction se positionne dans le négoce pétrolierDéjà engagé sur près de 600 millions de dollars de travaux ferroviaires au Congo, le chinois Hunan Construction élargit son implantation.il y a 1 jourLes aciéries du GabonBusiness et EntreprisesGabon : le groupe Fokou lance une nouvelle unité d’acier à Port-GentilPrésent au Gabon à travers Foberd et les Aciéries du Gabon, le groupe Fokou vient de mettre en production une nouvelle unité à Port-Gentil, destinée notamment à transformer la ferraille collectée localement en acier.il y a 1 jourEpremiumWhatsApp_Image_2026-09-18_at_1.51.12_2K_20260918140308Business et EntreprisesCameroun : le prince Albert II de Monaco annoncé à YaoundéUne source proche de la Maison Souveraine a confirmé à EcoMatin que le souverain monégasque prépare un déplacement à Yaoundé. Une visite qui intervient plus de vingt ans après sa dernière visite dans le pays.il y a 1 jourEpremiumSoftcareBusiness et EntreprisesSoftcare : le chiffre d'affaires africain bondit de 27,3 %, porté par les serviettes hygiéniquesLe fabricant de produits d’hygiène contrôlé par le chinois Sunda International a accru de 27,3 % ses revenus africains au premier semestre 2026. Déjà présent industriellement au Cameroun, au Ghana et au Kenya, Softcare prévoit désormais d’augmenter ses capacités de production et d’étendre sa présence aux pays voisins de ses principaux marchés.il y a 3 joursGabon FiberBusiness et EntreprisesTélécoms : Gabon Fiber veut lever 41 milliards FCFA sur les marchés financiersL'opérateur chargé d'exploiter et de développer le Backbone national veut mobiliser des financements dans un contexte où près de 70% de la population gabonaise utilise internet selon l’Union internationale des télécommunications (UIT). il y a 3 jours

Articles similaires

RIZ PADDYConjonctureCameroun : céréales et riz paddy interdits de sortie dans l’Extrême-NordUne mesure destinée à sécuriser l’offre locale dans cette région frontalière du Tchad et du Nigeria.il y a 1 jourPoivre-blanc-de-PenjaConjonctureCameroun : le poivre de Penja grimpe jusqu’à 9 000 FCFA le kilo bord-champLa filière profite de son positionnement haut de gamme, mais reste confrontée aux coûts d’irrigation, aux ravageurs et aux effets de la sécheresse.il y a 1 jour
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CCA-Bank obtient le feu vert de Brazzaville pour s’implanter au Congoil y a 5 jours2Cameroun : l’ex-patron d’UBA Congo lance une microfinance au capital de 305 millions FCFAil y a 3 jours3Cameroun : Albert Nkemla cède la présidence de CCA Bank Cameroun à Paul Essimi Ngonoil y a 7 heures4Cameroun : le pakistanais Sunrise Food veut implanter un complexe agroalimentaire à Doualail y a 5 jours5Le mirage de l’or noir traditionnel : pourquoi la tontine n’a jamais rendu milliardaire au Cameroun ?il y a 3 jours6Cameroun : 215 agents du ministère des Finances soupçonnés d’avoir perçu des rappels de salaires en doubleil y a 2 jours7CEMAC : BGFI Holding lance sa deuxième augmentation de capital à 80 000 FCFA l’actionil y a 4 jours8Cameroun : plus de 50 financiers manifestent leurs intérêts pour le barrage de Kikotil y a 4 jours9Cameroun : la BID accorde une ligne de crédit de 95 millions d’euros à quatre banques pour soutenir les PMEil y a 4 jours10Gabon : pourquoi Oil India abandonne son permis pétrolier malgré une découverte de brutil y a 1 jour
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

nsia-19-09-2026
App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.