Le système bancaire centrafricain a légèrement relevé ses financements à l’économie en 2025. À fin décembre, l’encours des crédits bruts s’est établi à 237,3 milliards de FCFA, contre 227,7 milliards un an auparavant, soit une progression de 4,2 %. Selon le Rapport sur la conjoncture économique de la RCA a fin décembre 2025, publié par la Banque centrale, cette hausse est principalement liée à l’augmentation des concours accordés aux entreprises publiques, notamment Enerca (Énergie Centrafricaine) et Sopraf (Société Panafricaine du Pétrole et des Produits Raffinés), ainsi qu’au secteur privé résident.
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« Les BTP et les industries agroalimentaires figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette progression du crédit bancaire, suivis directement par l’Enerca et la Sopraf », peut-on lire dans le rapport de la BEAC.
Un potentiel de financement encore sous-exploité
La progression des crédits apparaît modérée au regard de la hausse des ressources disponibles dans le système bancaire. Les dépôts de la clientèle dans les 4 établissements bancaires de la RCA ont bondi de 11,8 %, pour atteindre 359,8 milliards FCFA. Dans le même temps, l’excédent de trésorerie des banques s’est accru de 16,4 %, à 175,9 milliards FCFA. Le niveau élevé de liquidités disponibles traduit, selon la BEAC, le faible dynamisme des emplois bancaires par rapport à la progression des ressources disponibles.
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Autrement dit, cette évolution montre que la capacité de transformation des ressources en financement de l’économie reste encore importante. Cette situation est d’autant plus notable que la qualité du portefeuille se dégrade. Le ratio des créances en souffrance est passé de 12,7 % à 14,1 % des crédits bruts en un an. Les banques doivent ainsi arbitrer entre l’utilisation d’une liquidité abondante pour financer davantage l’économie et la maîtrise du risque de crédit.
Avec seulement quatre banques en activité à fin 2025, la RCA reste l’un des plus petits marchés bancaires de la CEMAC. Le système a néanmoins enregistré une croissance de son encours de crédits de 4,2%, contre 16,4 % au Congo, 9,6 % au Gabon et -3,6 % au Tchad. La performance centrafricaine apparaît ainsi relativement dynamique, même si elle part d’une base nettement plus réduite que celle des autres marchés de la sous-région.
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