Le gouvernement gabonais a annoncé la création d’une brigade mixte d’intervention rapide pour renforcer la sécurité maritime. L’information relayée par la presse locale, Gabon Media Time notamment, a été dévoilée le 12 janvier 2026 lors d’une réunion d’urgence convoquée par le ministre gabonais de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba. Cette mesure est quelque peu provoquée par l’attaque pirate dont ont été victime les eaux gabonaises quelques jours avant. « Cet incident met en lumière les défis sécuritaires persistants dans nos eaux maritimes et soulève des préoccupations quant à la protection des acteurs du secteur maritime », a déclaré le ministre Massamba, cité par GMT.
« Cette unité sera déployée dans des zones stratégiques afin de renforcer la surveillance maritime et d’assurer la sécurité des activités en mer, en particulier dans le cadre de la pêche industrielle et artisanale» a ajouté le membre du gouvernement. A côté de cela, les mouvements des navires de pêche industrielle et des embarcations artisanales, ainsi que l’identité des marins à bord, seront désormais soumis à un suivi plus strict. Des mesures annoncées pour rassurer les opérateurs du secteur et protéger les ressources halieutiques, essentielles à l’économie bleue du Gabon et pourtant, fortement menacées.
LIRE AUSSI : Gabon : neuf marins enlevés lors d’une attaque pirate au large des côtes
Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2026 en effet, « le chalutier IB Fish 7, battant pavillon gabonais, a été victime d’une attaque pirate alors qu’il menait une activité de pêche à environ sept milles nautiques au sud-ouest d’Ekwata, dans les eaux gabonaises » a déclaré le chef d’état-major de la Marine nationale, Hubert Bekale Meyong. L’attaque perpétrée par trois individus armés, a conduit à l’enlèvement de neuf membres d’équipage dont cinq ressortissants chinois et quatre indonésiens. Il y a sensiblement un an, en février 2025, une situation similaire se produisait avec l’enlèvement de trois marins également à bord d’un chalutier au large de Libreville. Une attaque qui avait motivé le consulat de France à Libreville à rappeler à ses ressortissants qu’il fallait « éviter toute navigation de plaisance dans le Golfe de Guinée », notamment prisé par les amateurs de pêche ou par les touristes désireux de voir des baleines au large des côtes gabonaises.
LIRE AUSSI : Transport : le Gabon se dote d’un centre de surveillance maritime pour prévenir les catastrophes
Une menace plus ou moins coûteuse quand on sait que le golfe de Guinée, qui s’étend du Liberia à l’Angola, est au cœur de flux commerciaux en provenance ou en direction d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie. Carrefour majeur des échanges d’hydrocarbures et de gaz, il jouxte tous les grands pays producteurs de l’ouest de l’Afrique, qui ont alors tout intérêt à multiplier les efforts pour lutter contre la piraterie et garantir la sécurité des eaux.












