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Avec son réseau en fibre optique, Camtel pourrait quintupler ses revenus sur ce créneau si l’entreprise disposait d’une stratégie robuste. Mais elle est en retard par rapport aux énormes besoins du pays en matière de technologies de l’information, souffle-t-on. Ce monopole qu’il détient dans la gestion de la bande passante fait d’ailleurs l’objet des critiques de la Banque mondiale. L’institution de Bretton Woods pense, qu’il est tout à fait anormal que Camtel qui bénéfice déjà du monopole sur les infrastructures terrestres soit à la fois opérateur de services. Elle trouve qu’il s’agit là d’une situation qui favorise le déséquilibre du marché des télécoms. Pour justifier sa position, la Banque rappelle son constat selon lequel «l’accès au téléphone mobile et à la large bande est faible au Cameroun par rapport à d’autres pays dépendants des ressources naturelles ayant un PIB par habitant similaire… Les tarifs mensuels de location et d’appel pour la téléphonie fixe sont plus élevés qu’en Indonésie, en Malaisie, en Côte d’Ivoire et au Nigeria». Pour la BM, « des règles transparentes et non discriminatoires applicables à l’accès au réseau à large bande passante de Camtel et à la passerelle internationale pourraient stimuler la concurrence dans les services de télécommunications, réduire le coût des TIC pour les entreprises et accroître leur compétitivité ».
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Autre défi et non des moindres qui attend le nouveau top management de Camtel, c’est son entrée dans les univers très lucratifs de la téléphonie mobile, le mobile money et du mobile banking. Camtel qui voulait aussi se lancer sur le front de la téléphonie mobile avait obtenu une licence en 2014. Mais le démarrage de cette activité, prévu en 2016, a été empêché par des difficultés à mobiliser les fonds nécessaires, l’incapacité à trouver un partenaire stratégique et, surtout, l’absence de l’accord, indispensable, du ministère des Finances, qui exige pour ce faire un droit d’entrée. Aussi, en dépit d’un partenariat avec la filiale du groupe bancaire UBA, Camtel tarde également à lancer « Camtel Money » sur les marchés pourtant lucratifs du mobile money et du mobile banking. [related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]



