La compagnie aérienne rwandaise RwandAir annonce des bouleversements sur ses activités en Afrique centrale, après que la République démocratique du Congo (RDC) a pris la résolution le 12 février, de fermer son espace aérien aux avions rwandais. Cette décision fait suite à une escalade des tensions entre les deux pays, Kinshasa accusant Kigali de soutenir des groupes armés dans l'est de la RDC.
Ainsi, le lendemain (jeudi 13 février), la compagnie rwandaise a dévoilé les changements de réseau vers certaines destinations, dont le Cameroun, le Gabon, la République centrafricaine et le Congo Brazzaville. Ces ajustements de service, qui consistent notamment en la fermeture des réservations pour certains vols, la révision des fréquences ou simplement à la suspension totale de certaines dessertes, sont aussitôt entrés en vigueur.
Dans le détail, il s’agit de la suspension des vols sur la ligne Kigali – Brazzaville – Douala à partir du 14 février 2025. Le service via Brazzaville est remplacé par une nouvelle liaison : Kigali – Libreville – Douala, assurée à raison de 3 vols hebdomadaires en Boeing 737-800, jusqu’au 28 février 2025. Les réservations sont également fermées pour les vols Kigali – Libreville – Cotonou à partir de ce vendredi, ce qui laisse présager une suspension de cette ligne. De même, les vols Kigali – Libreville – Accra sont suspendus, tandis que la ligne Kigali – Bangui est modifiée pour devenir un vol direct (sans escale à Douala), avec une fréquence de 2 vols hebdomadaires en Boeing 737-800.
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Pour la compagnie, ces ajustements permettent à RwandAir de poursuivre ses opérations régionales et internationales. Cependant d’après des experts de l’aviation, la suspension soudaine de certaines lignes ou la modification d'itinéraires peuvent perturber non seulement les opérations des compagnies aériennes, mais pourrait également poser des risques de sécurité. L’Association du transport aérien international (IATA) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) insistent d’ailleurs sur le fait que les restrictions affectant le trafic aérien, qu'elles soient imposées par les autorités ou par les compagnies aériennes, devraient être gérées par le biais de processus diplomatiques structurés afin d’assurer un impact minimal sur le trafic aérien mondial et de garantir la sécurité des opérations.



