En réponse à la restriction sur le travail des étrangers dans le secteur informel, validée le 12 août par le gouvernement gabonais, le ministère béninois des Affaires étrangères a annoncé, le 14 août, le lancement prochain d’un processus de retour volontaire visant à préserver la sécurité et le respect des droits des Béninois vivant au Gabon.
Le communiqué précise qu’« en coordination avec les autorités gabonaises, le ministère initiera, dans les prochains jours, une mission d'identification et de recensement des Béninois candidats au retour volontaire ». Cette annonce s’accompagne d’un appel à la « retenue » et au respect des « lois et règlement du pays d’accueil » adressé à la communauté béninoise au Gabon, estimée à plus de 4 500 ressortissants après le recensement administratif à vocation d’identification de la population de juin 2022.
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En rappelant son attachement à l’idéal panafricaniste qui prescrit que chaque Africain puisse se sentir chez lui partout sur le continent, Cotonou a souligné respecter la souveraineté de chaque Etat. Une démarche pacifiste qui entend préserver la sécurité et le respect des droits des béninois vivant à l’étranger afin d’éviter de rejouer la scène de juillet 78, quand, sous le régime Bongo, plus de 10 000 béninois avaient été expulsés du Gabon pour des difficultés économiques et de préservation de la cohésion sociale.
Pour rappel, la restriction validée lors du Conseil des ministres du 12 août 2025 interdit l’accès aux étrangers tout en priorisant les nationaux pour l’exercice des activités telles que le commerce de proximité, les opérations d’envoi d’argent non agréé, la réparation de petits appareils, la coiffure et soins esthétiques de rue, l’orpaillage artisanal non autorisé, l’intermédiation informelle dans l’achat de récoltes et l’exploitation de petits ateliers ou machines de jeux. Ces secteurs sont historiquement dominés par des ressortissants étrangers, notamment originaires du Cameroun, du Mali ou de Guinée.



