Afin de promouvoir le Made in Cameroon, Boissons du Cameroun achète déjà chaque année 20 % de la production de Sosucam soit 35 000 tonnes de sucre, plus de 11 000 tonnes de gritz de maïs produits par la Compagnie Fermière du Cameroun (CFC) et Maïscam ; et plus récemment 8 000 tonnes de Sorgho dans le Septentrion à la suite du rachat de Guinness Cameroun.

Ces achats jouent un rôle moteur dans la politique d'import-substitution voulue par le Chef de l’Etat, S.E. Paul Biya et soutiennent directement plus de 1 500 exploitants agricoles à travers le pays. « Boissons du Cameroun a pris la décision stratégique de limiter ses importations de matières premières agricoles pour favoriser le développement de l’agriculture camerounaise », précise Stéphane Descazeaud, Directeur Général de Boissons du Cameroun. Cependant, la demande nationale dépasse largement l’offre locale, d’où la nécessité d’investir dans la relance et la modernisation de la filière.
L’agriculture irriguée : levier stratégique pour la souveraineté alimentaire du Cameroun

Face aux défis climatiques et à la dépendance persistante aux importations, Boissons du Cameroun engage un tournant historique avec un investissement cumulé de 27 milliards FCFA dans un ambitieux programme d’agriculture irriguée couvrant près de 2 500 hectares répartis entre la région du Centre et la région du Nord. Malgré ses 20 millions d’hectares de terres arables, le Cameroun n’irrigue que 3 % de ses surfaces agricoles. Avec pour objectif de transformer durablement la filière maïs au Cameroun, le projet vise à réduire drastiquement les importations de maïs et augmenter la part d’approvisionnement local à l’horizon 2030. « Ce projet incarne la vision de produire ce que nous consommons. Notre objectif est d’accroître significativement la production locale de maïs, afin de sécuriser nos chaînes d’approvisionnement tout en créant de la valeur au Cameroun. » indique Stéphane Descazeaud.
Selon certaines sources en interne, le projet d’agriculture irriguée s’appuie sur des équipements modernes permettant de produire toute l’année grâce à des stations de pompage motorisées, des canalisations enterrées et des pivots centraux automatisés qui assureront une irrigation précise et régulière. De plus, le projet inclut un parc de matériel agricole performant avec des tracteurs, des semoirs de précision, des pulvérisateurs, et des moissonneuses, le tout permettant de mécaniser toutes les étapes de la culture, du labour à la récolte. Cette combinaison d’irrigation de pointe et de mécanisation complète marque un tournant technologique majeur pour l’agriculture camerounaise, garantissant productivité, durabilité et indépendance face aux aléas climatiques.
Les bénéfices de ce projet sont nombreux : la création d’emplois, la valorisation des ressources locales, l’autonomisation des producteurs, la stimulation de l’économie circulaire et la contribution active à la souveraineté alimentaire du Cameroun.
La CFC mise sur la digitalisation pour améliorer la performance agricole

Créée le 4 juillet 2017 par le Groupe CASTEL, la Compagnie Fermière du Cameroun (CFC) incarne une ambition forte : transformer 30 000 tonnes de maïs tout en structurant une filière agricole inclusive et performante.
À ce jour, elle encadre 1 500 agriculteurs regroupés en 52 coopératives, en leur apportant des formations pratiques sur les techniques agricoles modernes, des intrants de qualité, et un accompagnement structuré tout au long du cycle de production.
Grâce à la mise en place d’une solution numérique innovante, la CFC a permis une hausse significative de la productivité, une meilleure transparence et une augmentation tangible des revenus des producteurs. Boissons du Cameroun s’appuie désormais sur cette expertise pour accélérer la structuration d’une véritable chaîne de valeurs locale et renforcer son impact économique et social.
Investir dans la production locale du Sorgho dans le Septentrion

Boissons du Cameroun s’est en outre engagée dans une politique d’import-substitution ambitieuse, visant à réduire sa dépendance au malt importé en misant sur le sorgho local. En 2024, Boissons du Cameroun a collecté près de 8 000 tonnes de sorgho auprès de producteurs locaux pour répondre aux besoins de Guinness Cameroun SA, démontrant ainsi la faisabilité industrielle de la démarche. Selon les prévisions internes, ce volume devrait atteindre 12 000 tonnes en 2025, soit une hausse significative de +177 % par rapport à 2022, année du rachat de Guinness Cameroun SA par le Groupe CASTEL. Les régions du Mayo Tsanaga, Mayo Kani, Bénoué et Mayo Danay sont les plus productives. Cette montée en puissance permettra de réduire les importations de malt, tout en consolidant une filière agricole stratégique.
Pour soutenir cette ambition, l’entreprise a conclu des partenariats structurants avec des coopératives de producteurs de sorgho dans le septentrion. Ces alliances contribuent directement à stimuler l’économie locale, renforcer la souveraineté céréalière du Cameroun, développer le savoir-faire local et créer des opportunités de revenus pour les agriculteurs. « Le maïs et le sorgho sont au cœur d’un écosystème durable et inclusif. En valorisant les productions locales, nous relions l’industrie à l’agriculture pour une croissance plus durable. » soutient Stéphane Descazeaud.
Leader brassicole, Boissons du Cameroun s’appuie sur une stratégie d’investissement constante mais aussi une volonté ferme de structurer durablement les filières agricoles nationales tout en contribuant à la transformation structurelle et à la modernisation de l’économie du Cameroun.
Des investissements pour renforcer les chaînes de valeurs agricoles au Cameroun
27 milliards FCFA investis pour dynamiser la filière maïs avec la création 130 emplois directs crées.
2 500 hectares dédiés à l’agriculture irriguée et une production durable.
43 000 de tonnes de maïs d’ici 2030 pour atteindre l’autosuffisance locale et réduire les importations.
1 500+ exploitants déjà bénéficiaires des achats locaux.
5 000 hectares de terre déjà exploitées par CFC











