La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), regroupant les six pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), a terminé l’année 2024 avec une hausse significative des dettes obligataires. Il s’agit ici des dettes contractées par des entreprises, des collectivités ou un État auprès d'investisseurs via l'émission de titres appelés obligations. Au cours de la période sous revue, apprend-on, l’encours des dettes obligataires a augmenté de près de 15% sur un an glissant, pour s’établir à 1 491 milliards de FCFA à fin 2024 venant de 1 300 milliards FCFA à fin 2023.
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Dans cette dynamique globale, apprend-on, l’encours des actifs sous gestion auprès des Sociétés de gestion d’actifs s’est établi à 947 milliards FCFA, venant de 636 milliards de FCFA à fin 2023. D’un autre côté, le nombre de transactions a bondi de 117% à 1 895 206 titres échangés contre 873 276 à fin 2023 ; tandis que la valeur des titres transigés s’est établie à 17,953 milliards FCFA à fin 2024 contre 12,366 milliards de FCFA en 2023, enregistrant ainsi un bond de 45,2% sur un an glissant.
Ces performances, apprend-on, sont la résultante d’un marché très attractif et ayant enregistré une forte croissance (+46%) du nombre de Sociétés d’expertise comptables (SEC) ayant requis l’agrément de la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf) en qualité de Commissaires aux Comptes des structures agréées du marché. Ce nombre est passé à 19 venant de 13 à fin 2023.
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Autre facteur positif : le nombre d’intermédiaires qui s’est consolidé à 66. Dans le détail, l’on a 25 sociétés de bourse, 15 sociétés de gestion d’organismes de placement collectif, 12 conseillers en Investissement Financier, deux banques teneurs de comptes titres, 10 banques dépositaires d’OPC, et un intermédiaire agréé en qualité de RIAF (Recherche en Investissement et Analyse Financière) pour la première fois en zone Cemac.
Au final, la Bvmac revendique au terme de l’année 2024, une contribution du marché financier régional au financement des économies de la Cemac en progression de 40 points de base, à 2,64% du PIB régional. Pour Henri-Claude Oyima, le président du Conseil d’administration de la Bvmac, le marché financier régional s’affirme ainsi, au fil des ans, comme une alternative crédible de financement des économies de la Cemac à travers la mobilisation de l’épargne populaire et institutionnelle et la captation de devises fortes aussi bien auprès des diasporas des Etats membres, qu’auprès d’investisseurs institutionnels internationaux (fonds d’investissement, fonds de pensions, banques de développement et autres institutions financières internationales).
« Le marché financier régional s’érige aussi sereinement comme un terreau fertile à de nouveaux métiers susceptibles de soutenir les politiques publiques de lutte contre le chômage des jeunes et l’approfondissement des pratiques financières dans les pays membres », affirme-t-il.








