Au Ghana, le prix garanti producteur vient de battre un nouveau record dans le cadre de la campagne cacaoyère 2025/2026 en cours. Le prix bord champ homologué par le gouvernement a été revalorisé de 12% pour atteindre 58 000 cédis ghanéens la tonne, soit 4 6400 US$. Ainsi, les cacaoculteurs ghanéens percevront 4,6$ (environ 2 586 FCFA) pour un kilogramme de fèves de cacao vendu, soit le prix le plus haut de l’histoire du cacao ghanéen. Cette nouvelle marge, rapportée par les médias locaux, a été annoncé ce 02 octobre par le ministre des Finances Cassiel Ato Forson lors d'une conférence de presse à Accra, capitale de la République du Ghana.
L’augmentation enregistrée correspond à la deuxième hausse de ce type autorisée par le gouvernement du pays, 2ème producteur mondial de cacao, depuis le lancement de la saison en aout dernier. La première ayant été entérinée le 7 aout 2025 portait à 4 132,8 US$ la tonne de cacao contre 3 968 US$ pratiqués à la fin de la saison 23/24. Cette double hausse record intervient au lendemain d’une décision similaire annoncée dans le pays voisin et principal concurrent du marché, la Côte d’Ivoire. En effet, depuis le 1er octobre 2025, date de lancement de la campagne en Côte d’Ivoire, les producteurs perçoivent 2 800 FCFA à la vente d’un kilogramme de fèves.
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Les deux pays, qui représentent ensemble plus de 60 % de la production mondiale de cacao, ont décidé de faire bénéficier les cacaoculteurs locaux de la flambée des cours du cacao amorcée depuis 2023 malgré que leurs productions respectives soient confrontées à des difficultés climatiques et épidémiologiques, entraînant des récoltes les plus mauvaises les unes après les autres depuis la campagne 2023/2024.
A noter que, contrairement aux autres pays producteurs comme le Cameroun ou l’Equateur qui ont fait exploser le baromètre des prix aux producteurs dès le début de la spéculation grâce à un système de rémunération libéralisé, les deux pays ouest-africains fixent les prix à la production par l’intermédiaire d’offices de commercialisation sur la base d’une mesure gouvernementale détachée de l’évolution réelle du marché. Ainsi, pendant que les prix bord champ varient en temps et en heure au Cameroun, le Conseil cacao café (Côte d’Ivoire) ou le Ghana Cocoa Board établissent un régime de fixation basé sur un pourcentage dérivé du prix mondial, réévalué tous les six mois et sur une base stable de 1,15$/kg (aujourd’hui révolue).








