Devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée Nationale, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibéhè a présenté un bilan positif en ce que qui concerne la sécurité routière au cours des dernières années. Dans son rapport, au cours des exercices 2024-2025, le membre du gouvernement révèle que le nombre d’accidents de la route est passée de 3525 cas en 2011 à 1781 en 2024.
Dans cette même embellie, on recense également une forte baisse en ce qui concerne les cas de décès. En effet, le Cameroun enregistre 678 cas de décès en 2024, dus aux accidents de la route, ce qui est largement en baisse par rapport à 1588 recensés en 2011. Pour le ministre ceci est « sans compter les données à date, qui traduisent une tendance en baisse pour l’année 2025 ».
Lire aussi: Transport routier : les promoteurs d’auto-écoles menacent d’entrer en grève
Selon le ministre, ces résultats sont le fruit des efforts consentis par le gouvernement dans la prévention et la sécurité notamment avec l’utilisation de l’intelligence artificielle intégrée dans le système de gestion du transport interurbain pour détecter et signaler les comportements à risque chez les conducteurs afin de prévenir les accidents. Le système a ainsi permis de relever en 2025, 296 139 comportements à haut risque, dont 126 502 excès de vitesse, 81 676 cas de somnolence au volant, 84 939 situations de distraction, notamment l’usage du téléphone portable en conduite.
Le membre du gouvernement précise que ces opérations ont permis d’obtenir 46 % de respect des durées moyennes de trajet sur les axes accidentogènes, 27 % de port de la ceinture de sécurité par l’ensemble des passagers, 35 % de baisse de la consommation d’alcool et de substances psychoactives au volant, 28 % de diminution des excès de vitesse, 16,5 % de réduction des cas de fatigue au volant, 12 % de baisse des cas de surcharge.
Lire aussi: Transport routier : où est passé le projet d’implémentation d’une prime à la casse?
Il faut préciser que malgré ces actions entreprises par le gouvernement, les accidents de la route restent un défi majeur pour le pays, ceci du fait que d'autres causes sont liées au phénomène. Selon la Commission économique pour l’Europe (UNECE), le nombre de morts sur les routes s’est accru sur la période 2008-2014, en raison de l’augmentation du parc automobile (évalué à 675 000 véhicules en 2014) et de la gravité des accidents enregistrés. L'UNECE précise également que le réseau routier du pays, qui assure 85 % des besoins en transport du pays, souffre, parmi d’autres problèmes, d’un déficit de signalisation et de traçage, de fissures, de nids de poule, d’une mauvaise évacuation des eaux de pluies, d’absence de trottoirs et de pistes cyclables, et de désordre en ce qui concerne le stationnement.








