La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) cherche des partenaires pour financer le changement d’échelle de son réseau. Afreximbank, la Banque islamique de développement (BID) et la Caisse des dépôts et consignations (CDEC) ont ouvert la porte à un accompagnement des projets portés par le bras séculier de l’État chargé principalement de l’aménagement et de la gestion des zones industrielles au Cameroun.
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Ces positions ressortent du rapport de l’atelier de restitution et de plaidoyer stratégique organisé les 11, 15 et 16 juin 2026 par la MAGZI avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Les travaux visaient notamment à mettre les projets industriels camerounais en relation avec des institutions capables d’apporter des financements, mais aussi l’expertise nécessaire à leur préparation. La MAGZI estime à 1 125,1 milliards de FCFA les ressources nécessaires à son programme de développement. Environ 51 milliards doivent permettre de réhabiliter neuf zones industrielles existantes, tandis que 1 074 milliards de FCFA sont prévus pour créer 14 nouvelles zones sur 6 182 hectares.
Préalables
Parmi les institutions approchées, Afreximbank s’est dite « prête à accompagner la MAGZI dans le financement de ses projets de zones industrielles », selon le rapport. La banque panafricaine pose toutefois une condition : la mise en place par le gouvernement d’un organe de coordination institutionnelle chargé de faciliter la conduite des projets. La BID intervient plus en amont. L’institution estime que « la maturité des projets est une condition préalable au financement » et propose d’accompagner la MAGZI dans leur préparation, notamment à travers des études de préfaisabilité et de benchmarking.
La recherche de partenaires est d’autant plus nécessaire que les moyens propres de la MAGZI sont très éloignés de l’ampleur du programme envisagé. Son directeur général, Christol Georges Manon, chiffre à environ 20 milliards de FCFA les appuis reçus de l’État depuis la création de l’entreprise en 1971. Son chiffre d’affaires annuel moyen n’a par ailleurs atteint que 2,6 milliards de FCFA entre 2020 et 2025, face à des besoins désormais évalués à plus de 1 100 milliards.
Ces investissements doivent notamment répondre aux déficits qui pénalisent déjà les industriels. Coupures d’électricité, voiries dégradées, insuffisances dans l’assainissement, l’accès à l’eau industrielle, la gestion des déchets, la sécurité ou encore internet figurent parmi les problèmes recensés. Lors d’une visite de l’ONUDI dans la zone industrielle de Bassa en juin, l’entreprise Icrafon a par exemple évalué à 600 millions de FCFA par an ses pertes liées aux coupures d’électricité.
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