[Publireportage] Le Port Autonome de Douala (PAD) entre dans une nouvelle phase de son plan d’extension avec le lancement officiel du chantier du Terminal Mixte Vraquier. Estimé à 233 milliards FCFA, ce projet d’envergure, dont la première pierre a été posée le 25 juillet par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, ambitionne de transformer la rive droite du fleuve Wouri en un pôle logistique de référence pour l’Afrique centrale.
Un projet structurant et financé en PPP
Confié à Africa Port Development (APD), société de projet détenue par le groupe Karam Trading Holding (KTH), le terminal s’inscrit dans un partenariat public-privé de type BOT (Build, Operate and Transfer). Il s’étendra sur 36 hectares et sera développé en plusieurs phases. Pour commencer, 12 hectares seront aménagés à travers un investissement initial de 97 milliards FCFA, permettant la construction d’un quai de 450 mètres linéaires (quais 53 et 54), d’un bâtiment administratif de 4 000 m², d’un magasin de stockage de 3 000 m², d’un atelier de maintenance de 3 250 m², et d’un ensemble de silos d’une capacité allant jusqu’à 120 000 tonnes.
S’y ajoutent une voirie interne, une ligne ferroviaire, un système de tuyauterie pour les gaz, et un dispositif de lutte contre les incendies. Le financement est assuré à hauteur de 356 millions d’euros, avec un apport de 96 milliards FCFA mobilisés par les filiales du groupe AFG Holding en Afrique centrale, selon son président Léon Koffi.
Somagec/Negri : des géants à la manœuvre
Pour exécuter les travaux maritimes, Africa Port Development s’est adjoint les services d’un groupement technique de premier plan : Somagec/Negri. Un duo d’expérience, rompu aux grands chantiers portuaires sur le continent, notamment au Maroc et à Djibouti. Ce choix stratégique rassure les parties prenantes sur la qualité, la rapidité d’exécution et la fiabilité technique de l’ouvrage.

L’expertise conjuguée de Somagec, acteur historique des aménagements portuaires africains, et du français Jean Negri, reconnu pour ses réalisations maritimes complexes, donne au projet une assise technique solide. Ce niveau de compétence est un gage de confiance pour les investisseurs, les opérateurs logistiques et les autorités publiques.
« Le premier navire vraquier est attendu ici en 2028, pour donner enfin vie à la promesse faite par le président de la République en 2011 », a affirmé Richard Wissam, directeur général d’APD. Une échéance qui semble réaliste au regard de la mobilisation financière et de l’expertise alignée.
Un levier de transformation pour le Port de Douala
Pour Cyrus Ngo’o, directeur général du Port Autonome de Douala, le projet du terminal vraquier s’inscrit dans une dynamique de reconfiguration stratégique du port. « À travers la réalisation de cet important projet, la rive droite du Wouri est donc appelée à très court terme, à devenir un nouveau pôle d’essor, un prolongement stratégique de notre plateforme portuaire, pensé pour la performance, conçu pour l’attractivité, et orienté vers une compétitivité durable », a-t-il souligné.
Au-delà de l’ambition logistique, c’est l’image du PAD qui est en mutation : celle d’un port moderne, résilient, et tourné vers les standards internationaux. L’objectif est clair : faire du PAD un hub sous-régional, capable d’absorber la croissance des flux commerciaux et de renforcer l’intégration économique sous-régionale.
Un moteur de croissance pour le Cameroun et la CEMAC
Le Terminal Mixte Vraquier ne sera pas seulement une infrastructure logistique. Il est voué à devenir un outil stratégique au service de la croissance, en fluidifiant l’importation de vrac solide (engrais, céréales, matériaux de construction), mais aussi en facilitant leur transformation et leur redistribution dans la sous-région.
Ce projet, à cheval entre ambitions portuaires et exigences de développement durable, traduit une vision structurante : celle d’un port camerounais tourné vers l’avenir, soutenu par un financement innovant, des partenaires solides et une ingénierie de haut niveau.










