Au Cameroun, les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua feront face, à compter du 20 janvier 2026, à des perturbations dans la fourniture de l’énergie électrique. L’annonce a été faite par Eneo Cameroun, l’opérateur en charge de la distribution de l’électricité, qui a publié un programme de rationnement affectant plusieurs localités de ces trois régions.
Selon le planning communiqué par l’entreprise, les coupures seront réparties sur différentes plages horaires et toucheront aussi bien les zones industrielles que les quartiers administratifs et résidentiels. Dans la région du Nord, la ville de Tcholliré connaîtra des interruptions d’électricité entre minuit et 6 heures du matin, tout comme certaines localités de Figuil et Mayo-Oulo. À Garoua, l’une des villes les plus affectées, les délestages interviendront selon les zones entre 8 h et 18 h, 00h et 6 h ou encore 18 h et minuit. Les villes de Guider, Dembo et Lamoudam seront également concernées.
Dans la région de l’Adamaoua, plusieurs quartiers de Ngaoundéré seront privés d’électricité de 8 h à 18 h, tandis que dans d’autres localités, les coupures sont programmées soit de minuit à 7 h, soit de 18 h à minuit. La région de l’Extrême-Nord n’est pas épargnée, avec des délestages annoncés notamment dans les villes de Maroua, Bogo, Maga, Kaélé, Yagoua, Kousséri et Mora.
Il convient de rappeler qu’Eneo Cameroun avait déjà alerté, dans un communiqué publié le 16 janvier dernier, sur les fortes contraintes pesant sur le système électrique national, liées au retour de la saison sèche. Selon l’opérateur, l’étiage sévère réduit la capacité de production et perturbe la continuité de l’approvisionnement en électricité, aussi bien sur le Réseau interconnecté sud (RIS) que sur le Réseau interconnecté nord (RIN), qui couvre les régions septentrionales.
Eneo explique cette situation par la faible pluviométrie enregistrée en 2025 dans le bassin de la Bénoué, ayant empêché un remplissage optimal du barrage de Lagdo, principale source d’électricité du RIN. À cela s’ajoutent la baisse de production de la centrale, la saturation de certaines infrastructures de transport et la fragilité de segments du réseau de distribution.
Eneo souligne par ailleurs que cette crise de distribution d’électricité n’est pas un cas isolé du nord, elle est aussi perceptible dans le grand Sud dans les grands bassins de la Sanaga et du Ntem.

