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En rouvrant son pays à l’entrée des produits en provenance du Cameroun et vice-versa sans mesures sécuritaires particulières prises préalablement, le 28 janvier dernier, les autorités équato-guinéennes semblent donner raison à ceux qui avaient estimé que la menace sécuritaire brandie pour suspendre ses échanges avec le Cameroun était un prétexte fallacieux pour ajourner l’entrée en vigueur de l'accord de 2013 sur la libre circulation des personnes dans la sous-région, entrée le 1er novembre 2017 à N’Djamena par l’ensemble des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Cet accord prenait effet à partir du 1er janvier 2018. La Guinée Equatoriale, craignant une immigration massive sur son territoire et prétextant cette fois-là encore une menace sécuritaire, avait déjà joué ce tour aux autres pays de la Cemac, en fermant ses frontières avec le Cameroun et le Gabon la veille de l’entrée en vigueur du passeport biométrique dans la zone Cemac, le 1er janvier 2014.
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Avec le Gabon, ce petit pays de 1,268 million d’habitants en 2017 a longtemps été accusé de saboter tous les efforts des autres responsables politiques de l’espace communautaires en vue de la libre circulation des personnes et des biens. C’est l’un des principaux obstacles au décollage des échanges intra-communautaires de la Cemac. Ceux-ci, dominés par les produits agricoles, pesaient moins de 2% en 2017.

