Au total, 51 milliards FCFA de dette intérieure sont mobilisés au profit des entreprises, a annoncé le chef de l'État gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, le 10 août 2026, sur le site de la présidence. Cette promesse a été faite lors d'une audience accordée au Palais de la Rénovation à une délégation de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), conduite par son président, Alain Kouakoua, en présence de plusieurs dirigeants de PME et de PMI. « Cette opération vise à soutenir la trésorerie des entreprises, à préserver les emplois et à favoriser la reprise des investissements et de l’activité économique », lit-on.
Selon la source officielle, le Trésor public doit verser 21 milliards FCFA correspondant à 1 478 ordonnances de paiement couvrant la période 2022-2026. Cette première enveloppe bénéficiera notamment aux PME intervenant dans les secteurs du BTP, de l'entretien, de l'approvisionnement en carburant et de la fourniture de produits alimentaires. À ce montant s'ajouteront 30 milliards FCFA destinés au règlement des créances de TVA dues aux opérateurs des filières Forêt-Bois et minière, « confrontées depuis plusieurs années à une conjoncture difficile, notamment en raison du ralentissement de la demande sur certains marchés internationaux, en particulier asiatiques ».
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L'annonce intervient alors que les secteurs concernés font face à des difficultés. Selon la récente note de conjoncture du ministère des Finances du Gabon, les crédits à l'économie, qui ont représenté 48,2 % du total du crédit intérieur contre 47,5 % au quatrième trimestre 2025, ont progressé de 3,5 % sur trois mois, soutenus par les besoins de financement de certaines branches du secteur hors pétrole, notamment l'agroalimentaire, le BTP et le transport. Sur la même période, l'indice du négoce des produits pétroliers n'a enregistré qu'une légère progression de 0,4 %, portée par la stabilité de la demande en produits blancs, particulièrement porté par les activités extractives (pétrole et mines) et le secteur du BTP, tandis que l'industrie du bois affiche une progression de 7,1 %.
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Or, pour Libreville, secteur majeur de l’économie nationale, la filière Forêt-Bois par exemple, représente plus de 15 000 emplois directs et indirects et constitue un levier important de diversification de l’économie gabonaise. C’est « le premier pourvoyeur privé d’emploi au Gabon. Sa relance revêt, à ce titre, un enjeu majeur pour la croissance, la préservation de l’emploi et le développement de nouvelles chaînes de valeur ».
Si le montant global de la dette due aux opérateurs économiques n’est pas révélé, le gouvernement précise qu’il s’agit d’un paiement qui s’inscrit dans le cadre de l'apurement progressif des créances dues par l’État.



