La société Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), en charge du projet de construction du barrage de Kikot (500 MW) a récemment procédé à une augmentation significative de son capital social grâce à une opération de compensation de créances. Le capital de l’entreprise est ainsi passé de 100 millions FCFA (près de 164 917 USD) à 5,38 milliards FCFA (environ 8,87 millions USD), une hausse importante de plus de 5 000%, selon le compte rendu du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale du 31 janvier dernier.
L’entreprise indique que cette recapitalisation a été réalisée en convertissant, en capitaux propres, des dettes certaines, liquides et exigibles, détenues par l’État du Cameroun et EDF, les deux seuls actionnaires du projet. Cette augmentation intervient quelques jours après l’annonce d’une « invitation à sélection initiale » à l’attention des entreprises intéressées par la réalisation du projet hydroélectrique de Kikot. « Des étapes incontournables pour le bon suivi du calendrier d’exécution du projet », peut-on lire dans le communiqué de l’entreprise.
En effet, selon le calendrier d’exécution du projet Kikot publié par l’entreprise, les études techniques, environnementales et financières devraient s'achever durant l’année en cours afin que la construction du barrage débute en 2026. Le directeur de KHPC Christophe Avognon précise que « l’appel d’offres officiel sera lancé durant le 3ème trimestre 2025, lorsque l’entreprise aura renforcer sa solidité financière et sera doter de ressources supplémentaires essentielles à la poursuite des travaux ». Il va concerner le lot génie civil (construction du barrage), le lot électromécanique (équipements hydromécaniques de l’usine) et le lot ligne et poste (construction d’une ligne d’évacuation de l’énergie).
Pour rappel, le projet hydroélectrique de Kikot, situé dans la région du Centre du Cameroun, prévoit la construction d’un barrage d’environ 1 200 mètres de long et d’une usine équipée de six turbines Kaplan de 83,3 MW chacune, avec une hauteur de chute d’environ 35 mètres. Selon les estimations d’EDF, le coût total du projet devrait dépasser 1 milliard d’euros (plus de 650 milliards FCFA), financé par des pourvoyeurs internationaux.

