Au mois de juillet 2026, le Tchad a importé 14,5 millions de litres de gazole, dont 7,688 millions de litres en provenance du Cameroun et 6,836 millions de litres du Nigeria (en hausse de 12 %). Le pays a également importé 4,874 millions de litres d'essence, en baisse de 23 %, ainsi que 4 857,47 tonnes de gaz de pétrole liquéfie (GPL), en hausse de 13 % ; ces deux produits provenant exclusivement du Cameroun. Au total, Yaoundé concentre à lui seul plus de 60% des importations de N'Djamena (19,3 millions de litres), soit 13 millions de litres. Selon le rapport mensuel de l'Autorité de régulation du secteur pétrolier le gazole représente 60 % des importations totales sur la période, contre 20 % chacun pour l'essence et le GPL.
Cette évolution du marché des carburants et des tendances d'approvisionnement en produits pétroliers et en GPL découle des quantités d'hydrocarbures prélevées à la raffinerie nationale, la N'Djamena Refinery Company (NRC), afin de combler l'écart entre la demande et le raffinage assuré par la structure locale. Selon l'Autorité de régulation, la consommation nationale s'établit à 40,281 millions de litres de gazole, en baisse de 1,4 % par rapport au mois précédent, et à 31,998 millions de litres d'essence, en baisse de 6,4 %. La consommation de Jet A1, communément appelé kérosène et destiné à alimenter les moteurs à turbine des aéronefs, est également en baisse, de 21,3 %, pour une quantité de 3,887 millions de litres. La demande reste néanmoins réelle.
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En juin 2026, la consommation nationale avait déjà progressé par rapport à mai 2026, particulièrement pour le gazole (+18,2 %) et le fioul lourd (+15,8 %), traduisant une demande soutenue dans les secteurs du transport, de l'industrie et de la production d'énergie.
En ce qui concerne les importations, le fioul lourd (FL) affiche une hausse de 0,2 % (9,035 millions de litres), le GPL une hausse de 7,5 % (8 780,75 tonnes), et le PP (polypropylène, un plastique recyclable transformable en carburant par pyrolyse) une hausse de 17,9 %, pour un volume de 1 200 tonnes.
Disponibilité locale
L'importation des hydrocarbures au Tchad constitue un levier d'approvisionnement essentiel pour combler le déficit entre la production de la raffinerie nationale de Djarmaya et la demande intérieure croissante, mentionnait déjà EcoMatin le 1er juin dernier. Bien que le pays soit un producteur et exportateur majeur de pétrole brut, il reste structurellement dépendant des marchés extérieurs pour les produits raffinés (essence, gazole) et le gaz domestique.
Les enlèvements à la raffinerie de N'Djamena présentent, pour le mois de juillet, un tableau quasi similaire à celui de la consommation. Le gazole et l'essence - qui représentent 74 % du volume total - ont baissé respectivement de 9 % (25,777 millions de litres) et de 3 % (27,123 millions de litres). Le Jet A1, lui, a chuté de 21 % par rapport à juin 2026. Le fioul lourd et le GPL sont restés stables, tandis que le PP a bondi de 18 %.
Le rapport met par ailleurs l'accent sur les habitudes de consommation des Tchadiens en matière de GPL. Il révèle que les bouteilles de gaz de 6 kg représentent 96,5 % du marché, soit 1 534 723 bouteilles rechargées en juillet 2026, pour une quantité de 9 537,563 tonnes - une tendance déjà observée en juin et en avril 2026.













