Au premier semestre 2026, les activités panafricaines (hors Nigeria) du groupe cimentier nigérian Dangote Cement PLC ont enregistré une progression notable. Les filiales africaines ont écoulé 5,95 millions de tonnes de ciment au cours des six premiers mois de l'année, soit une progression de 19 % par rapport à la même période de 2025. Cette dynamique a permis de générer des revenus de l'ordre de 570,27 millions de dollars (+13,7 %). Le groupe attribue cette performance à un rebond des investissements publics, ainsi qu'à un environnement macroéconomique plus stable dans la plupart de ses pays de présence.
« Nos opérations panafricaines ont enregistré une croissance tirée par l'augmentation des dépenses publiques, les investissements dans les infrastructures, une inflation modérée et la stabilisation d'autres variables macroéconomiques », précise le rapport d'activités exploité par EcoMatin.
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Au Cameroun, en revanche, le groupe évoque « un début d'année plus lent pour le secteur du ciment », marqué par les conséquences de la période post-électorale. De fait, Dangote Cement Cameroun a enregistré une baisse de ses volumes de vente de 13,1 % sur un an, à 596 800 tonnes, confirmant le repli déjà perceptible à la fin du premier trimestre, lorsque les ventes camerounaises avaient chuté de 15 %, à 300 000 tonnes, sous l'effet d'une demande insuffisante sur le marché de la construction. Selon le groupe, le report de certaines dépenses publiques et le ralentissement du déploiement des projets d'infrastructures ont pesé sur la demande en matériaux de construction, limitant ainsi les volumes écoulés sur le marché.
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Les résultats semestriels montrent que la reprise espérée lors de la publication des résultats du premier trimestre, en mai dernier, ne s'est pas encore matérialisée au Cameroun, contrairement à d'autres marchés africains du groupe. En effet, plusieurs filiales ont enregistré des performances nettement supérieures au cours du semestre. Les ventes ont progressé de 32 % au Sénégal, de 30,4 % en Éthiopie, de 26,1 % en Tanzanie et de 8,8 % au Congo, tandis que la nouvelle usine de broyage de Côte d'Ivoire a poursuivi sa montée en puissance, avec 324 300 tonnes commercialisées depuis son entrée en service. À l'inverse, le Ghana (-18,5 %) et la Zambie (-5,9 %) figurent, avec le Cameroun, parmi les marchés ayant enregistré une contraction de leurs volumes.
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Malgré cette contre-performance au Cameroun, Dangote Cement demeure confiant quant à l'évolution de son activité, à mesure que les dépenses publiques seront effectivement engagées. « Globalement, ces performances ont été principalement impactées par le ralentissement temporaire de l'activité de construction, une reprise étant attendue avec la relance des dépenses et la mise en œuvre des projets après les élections », souligne le groupe.
Présent au Cameroun depuis 2015 avec une capacité de broyage de 1,5 million de tonnes à Douala, Dangote Cement évolue dans un marché de plus en plus concurrentiel. L'arrivée de nouveaux acteurs ces dernières années renforce la pression sur les prix et les parts de marché, et contribue à durcir l'environnement concurrentiel. Face à cette concurrence, le groupe prévoit néanmoins d'accroître ses capacités, notamment via le projet d'ouverture d'une seconde cimenterie à Douala et un programme d'investissement d'un milliard de dollars signé en février 2026 avec Sinoma Engineering, destiné à soutenir son expansion au Cameroun et dans six autres pays africains.
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