La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps) du Cameroun a engagé des discussions avec la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) pour obtenir un financement de 150 milliards de Fcfa, a-t-on appris du Directeur général de cet établissement public Alain Mekulu Mvondo lors d’une récente interview en marge des Assemblées annuelles de la banque. Ce prêt servira principalement à financer un ambitieux projet. Celui de la construction d’un hôpital sous-régional aux normes internationales. « Nous sommes en train de vouloir mettre en place un hôpital ultramoderne, pas seulement pour le Camerounais pour la sous-région, qui devrait être un hôpital de référence pour toute l’Afrique subaérienne. C’est un gros investissement qui n’a jamais été fait », a annoncé le Directeur général sur les antennes d’Africa24.
L’infrastructure sanitaire annoncée sera spécialisée dans le traitement des pathologies chroniques et graves telles que, la cardiologie, la traumatologie, l’oncologie …Il faut dire que ces pathologies nécessitent d’importants moyens et des soins adaptés.
L’enjeu pour le fonds de pension camerounais est d’ériger une formation sanitaire à l’image de celle d’Abuja au Nigeria afin d'améliorer de manière significative la santé des populations d’Afrique centrale qui viendraient s’y faire soigner, limiter les coûts mais aussi la sortie des devises. « Ça coûte extrêmement cher aux Etats, aux personnes et aux familles d’aller se faire soigner chaque fois qu’il y’a une maladie relativement rare en Inde, Turquie, Tunisie… Si nous arrivons comme nous l’espérons à renverser la tendance nous pouvons estimer que nous aurons fait beaucoup pour nos régions », explique le DG de la Cnps. En février 2022 par exemple, 1 168 dossiers d’évacuation sanitaire ont été déposés au ministère camerounais de la Santé publique, selon les données de ce département ministériel. Et seuls 10 ont reçu un avis favorable.
Mekulu Mvondo rassure d’ores et déjà que le projet a reçu l’onction des hautes autorités. Le projet devrait s’étaler sur 3 ans. Ce nouvel hôpital portera à cinq le nombre de formations sanitaires de la Cnps au Cameroun, après ceux de Yaoundé, Garoua, Maroua et Douala.









