Réuni à Ebolowa les 18 et 19 juin 2025, le Conseil d’administration de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun a approuvé les états financiers de l’entreprise publique pour le compte de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Ainsi, le bénéfice net du régulateur du secteur des télécommunications se situe à 12,6 milliards FCFA, contre 16,7 milliards de FCFA enregistrés en 2023.
Bien que les états financiers détaillés n’aient pas été rendus publics, des sources internes attribuent cette performance à une hausse significative des charges d’exploitation, en particulier celles liées à l’exécution du budget annuel et à la maintenance du matériel technique. Ces dépenses accrues auraient lourdement pesé sur la rentabilité de l’institution qui, faut-il le souligner, n'a pas pour principale vocation de générer du profit. Sa mission s'articule davantage autour de la régulation, le contrôle et le suivi des activités des opérateurs, l’exploitation des réseaux et des fournisseurs des services et la protection du consommateur.
Ainsi, en dépit d’une baisse de bénéfice, l’ART a maintenu un niveau de recettes globalement dynamique en 2024. Les frais de redevances collectés auprès des principaux opérateurs du secteur (Orange, MTN, Camtel, etc.) se sont établis à 73,4 milliards de FCFA sur l’exercice. Ces ressources proviennent principalement des missions de régulation, de contrôle et de développement du secteur des communications électroniques. Elles comprennent notamment « les droits liés à l’octroi et au renouvellement des licences, les autorisations d’exploitation, les pénalités éventuelles, ainsi que les redevances relatives à l’utilisation des fréquences ou des infrastructures partagées », peut-on lire.
Par ailleurs, le bilan comptable consolidé de l’agence est en nette progression. L’actif et le passif ont crû de 41,8 milliards de FCFA, passant de 304,8 à 346 milliards FCFA entre 2023 et 2024. L’excédent budgétaire s’est également nettement amélioré, atteignant 14 milliards FCFA, contre seulement 637 millions FCFA un an plus tôt, signe d'une gestion financière plus rigoureuse malgré la baisse du résultat net.








