Depuis quelques jours, des médias camerounais révèlent que le gouvernement a décidé de lever en faveur des industrielles, l’interdiction de la vente des huiles végétales qualifiées de "vrac”. Une information qui a été démentie ce 7 mai par les services de communication du ministère camerounais du Commerce (Mincommerce) contactés par Ecomatin. « La mesure qui interdit la vente des huiles végétales dites "vrac" n’a jamais été levée par le gouvernement et n’est pour le moment pas à l’ordre du jour », assure un cadre du Mincommerce.
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Dans un courrier daté du 3 avril dernier, le Premier ministre Joseph Dion Ngute avait réitéré au ministre du Commerce Luc Magloire Atangana, le respect des termes de la Loi-cadre sur la sécurité sanitaire des aliments et l’arrêté conjoint rendant d'application obligatoire la norme sur les huiles végétales. « Les huiles végétales non conformes menacent gravement la santé des populations aux revenus modestes. Le Cameroun est confronté depuis des années à la malnutrition infantile et à l'explosion des maladies cardiovasculaires. Les associations des consommateurs s'insurgent contre la prolifération des huiles en vrac synonyme de mise en danger de la vie des consommateurs », faisait remarquer le chef du gouvernement camerounais.
La contrebande persiste
Depuis l’annonce de cette interdiction en novembre 2023, les agents de contrôle des pouvoirs publics effectuent des descentes sur le terrain pour veiller à son respect. L’on se souvient qu’en janvier 2024, la brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes du ministère du Commerce a apposé des scellés sur plusieurs boutiques, pour vente des huiles raffinées dite "vrac". Avant ces évènements, la même brigade avait déjà procédé à la saisie d’un camion transportant 30 000 litres d’huile raffinée du même type, émanant d’une raffinerie industrielle bien connue du fichier des opérateurs de la filière huile de palme au Cameroun. Or dans les marchés de la capitale par exemple, ce produit dit dangereux pour la santé par l’Agence des Normes et de la qualité (Anor), est exposé à la vue de tous et est vendu comme un tout autre produit particulièrement consommé par les ménages en raison de son prix relativement bas : 200, 300, 500, 1 000 Fcfa.
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Selon des indiscrétions, cette huile provient de grandes raffineries. Il s’agirait d’un surplus de production qui est commercialisé sous forme de "vrac". Il peut s'agir d'huile de palme, de coton ou de soja. « La commercialisation de ces huiles végétales sous cette forme permet aux industriels d'éliminer les coûts de l’emballage, de l’étiquetage et de la TVA, argue un membre d’une Association de consommateurs. De belles économies sur les coûts de production, mais entre les emballages non conventionnels (fûts, bidons) et les conditions d'hygiène déplorables, le risque est grand ».








