L’Ordre national des Conseils fiscaux est une institution qui joue un rôle crucial dans la gestion des finances publiques. Il sert par exemple d'expertise auprès des autorités, mène les analyses et l’évaluation des politiques fiscales, élabore des recommandations pour la réforme fiscale. Bien plus, il promeut le civisme fiscal en vue de favoriser le recouvrement auprès des contribuables (citoyens, entreprises, etc. ).
Sous une échelle plus large, le Conseil fiscal peut représenter l’Etat auprès des organisations internationales telles que l’Organisation de la coopération et de développement économiques (Ocde).
Cependant, les dernières élections élections à l’Ordre national des Conseils fiscaux du Cameroun (Oncfc) remontent à 2017. Après l’expiration du mandat des membres en 2020, l’organe est resté dans un statu quo. Il a fallu l’intervention en amont du ministère des Finances (Minfi) et en aval de la Direction générales des Impôts (DGI) pour que l’Oncfc soit réorganisée.
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Après l’élection du nouveau bureau le 24 octobre, ils ont été installés le 18 décembre 2024 par Yaouba Abdoulaye, ministre délégué auprès du ministre des Finances. La nouvelle équipe de 10 est ainsi constituée en l’occurrence de Laure Djoumessi Kenmogne au poste de vice-présidente de suivi son adjoint Akinge Ntantang Théodore. Felix De Valoix, président de l’Assemblée nationale générale de l’Oncfc ayant à ses côtés, André Nguidjol et Joseph Youssou. Du reste, le bureau s’élargit avec 02 trésorières, 02 secrétaires généraux et 01 commissaire aux comptes.
A l’observation, l’implication des pouvoirs publics pour le fonctionnement diligent de cette institution n’est pas fortuite. Elle intervient dans un contexte où le Cameroun envisage de porter des recettes fiscales 5 238,8 milliards de Fcfa en 2027 contre 3 998,7 milliards de Fcfa attendues à fin décembre 2024. Or pour y parvenir, il faut élargir l'assiette fiscale. La mission de l’Oncfc serait donc de seconder l’Etat dans l’atteinte de ces objectifs.
Ce d'autant plus qu’en début d’années, celui-ci a dû suspendre un impôt controversé, celui sur l’imposition globale des avantages en argent versé aux salariés au titre d’avantages en nature : logement, électricité, eau, véhicule, domestiques, nourriture. « Il convient de souligner que le renouvellement des organes de l'Ordre se tient au moment où l’actualité fiscale est dominée par la réforme de l'impôt sur les revenus des personnes physiques (Irpp) et de la fiscalité locale. Ce sont deux mesures fiscales qui s’inscrivent davantage dans la politique de renforcement des capacités de notre gouvernement en matière de développement de projets d’infrastructures, de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale », a souligné le membre du gouvernement. Une manière implicite de dire que les autorités fiscales attendent beaucoup des nouveaux élus pour un mandat de 3 ans.








