Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), démissionnaire du gouvernement après 16 années, a reçu le soutien d’une partie des forces d’opposition le 13 septembre 2025 au cours d’un rassemblement à l’occasion de l’anniversaire de la mort de leader upécisite Ruben Um Nyobe, assassiné le 13 septembre 1958. La décision a été prise à l’unanimité lors d’une assemblée générale de l’Union pour le changement en 2025, organisation informelle regroupant plusieurs partis et personnalités politiques. « Aujourd’hui, indique le président du FSNC, dans le communiqué sanctionnant la réunion, vous m’avez confié l’immense honneur d’être le candidat consensuel du peuple, celui de l’Union pour le Changement. J’accepte cette mission avec humilité, gravité, mais aussi avec une détermination sans faille».
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La nomination du candidat du FSNC intervient à un moment où des tractations s’accélèrent entre des leaders de partis notamment Bello Bouba Maïgari, Maurice Kamto et Issa Tchiroma pour la désignation d’une coalition de l’opposition face à Paul Biya le 12 octobre prochain. « À ceux qui doutent encore, à ceux qui craignent que cette coalition ne puisse tenir, je veux vous rassurer : nous sommes prêts. Le soir du 12 octobre 2025, nous serons au rendez-vous de l’histoire. Cette fois-ci, le peuple ne sera pas trahi. Cette fois-ci, les Camerounais défendront leurs voix. Nous ne permettrons plus que la volonté populaire soit confisquée comme par le passé », prévient le candidat.
Ouverture
Selon le communiqué de l’Union pour le changement en 2025 dont les signataires sont entre autres Djeukam Tchameni ou encore Anicet Ekane, président du Manidem qui avait porté la candidature du Pr. Maurice Kamto avant que celle-ci ne soit retoquée par Elecam et Invalidée par le Conseil constitutionnel, la collaboration avec les autres candidats est ouverte avec les candidats retenus ou exclus par le Conseil constitutionnel et qui sont favorables à la mutualisation des énergies pour mettre fin à 43 ans de dictature ».
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C’est dans cette veine que le président du FSNC lance un appel aux autres forces de l’opposition de mutualiser les efforts pour « libérer le Cameroun du système qui l’étrangle depuis plus de 40 ans ». « À mes frères et sœurs de l’opposition, à la société civile, à la diaspora, je vous tends la main. Laissez vos rancunes. Oubliez vos querelles passées. Le Cameroun n’a pas besoin de divisions, il a besoin de victoire. L’heure n’est plus aux égos, ni aux ambitions personnelles. Nous avons un seul objectif : libérer le Cameroun du système qui l’étrangle depuis plus de 40 ans. Et je vous le dis : il y a de la place pour chacun d’entre vous dans cette lutte. Cette victoire ne sera pas celle d’un homme, ni d’un parti, mais celle du peuple camerounais. »
La réaction de Kamto attendue
Si le candidat est conscient que la bataille qui a commencé sera « rude, longue, et difficile », il se dit prêt et déroule déjà les grandes lignes de son action à la tête de l’Etat s’il est élu à la magistrature suprême. Aussi prévoit-il, la réconciliation entre les Camerounais et la restauration de la paix, l’audit complet de l’État, la réforme de la Constitution et du Code électoral, l’instauration de la double nationalité, l’accès à électricité et à Internet ou encore la préparation d’élections libres et transparentes qui garantirons une alternance pacifique et durable au Cameroun.
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« Le 12 octobre, le peuple camerounais devra choisir entre la continuité du désastre et la transition de l’espoir ». Mais, assure Issa Tchiroma, « nous allons gagner, parce que nous avons la vérité, la justice et le peuple ».
La désignation de Tchiroma intervient au lendemain de l’entretien qu’il a eu avec Maurice Kamto, ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), candidat recalé par le Constitutionnel à la présidentielle. Elle illustre surtout des divergences stratégiques et des querelles d’égo qui risquent d’hypothéquer la conduite sereine du processus de formation d’une coalition face à Paul Biya.
Si l’ancien candidat du Manidem n’a pas encore officiellement réagi à cette évolution de l’actualité autour de la coalition de l’opposition face au président sortant, sa réaction reste attendue quant aux consignes à donner à sa base militante.
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