Au Cameroun, le taux d'inflation a reculé à 3,4 % en 2025, selon la ‘’Note mensuelle sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages’’ de l’Institut national de la statistique (INS). Bien que ce niveau demeure légèrement au-dessus du critère de convergence de la CEMAC (fixé à 3 %), l'on observe un repli de 1,1 point en glissement annuel. Le statisticien gouvernemental note que « cette évolution traduit une atténuation graduelle des pressions inflationnistes ».
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A noter que le pays a entamé l’année 2025 avec 5,3% en janvier pour s’établir à 3,2% en juin et remonter à 3,9% en septembre. Le mois de décembre 2025 a marqué un tournant avec une baisse des prix de 0,1 % en rythme mensuel. Ce retournement est principalement dû au recul de 0,8 % des prix des produits alimentaires, soit la « première diminution mensuelle de cette composante depuis janvier 2025 » traduisant «un relâchement des tensions sur l’approvisionnement alimentaire en fin d’année», lié à une meilleure disponibilité des produits sur les marchés et à la normalisation progressive des circuits logistiques.
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Cette tendance baissière permet à Yaoundé de renouer avec la norme communautaire après trois années de tensions. Pour rappel, le Cameroun avait respecté pour la dernière fois le critère de 3 % en 2021 (2,3 %). S'en est suivie une explosion des prix : 6,3 % en 2022 jamais atteint depuis la dévaluation du Fcfa en 1994 puis un pic à 7,4 % en 2023, avant d'amorcer une courbe descendante à partir de 2024. L'objectif du gouvernement camerounais est désormais un retour sous la barre des 3 % dès 2026.
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Si l'inflation recule au niveau national, les disparités persistent entre les capitales régionales. Le taux d’inflation variait de 2,2 % à Maroua à 4,5 % à Bamenda et Ngaoundéré. En dehors de Maroua, des hausses relativement modérées ont été observées à Bertoua(2,4 %) et Garoua (2,7 %). À l’inverse, les augmentations les plus marquées concernaient Bafoussam (4,1 %), Yaoundé (3,7 %), Buea (3,7 %), Douala (3,2 %)et Ebolowa (3,3 %). L'INS justifie ces écarts par « les différences de coûts de transport, la disponibilité variable des produits locaux et des circuits d’approvisionnement spécifiques ».









