Au Cameroun, la modernisation des finances publiques est principalement régie par la loi portant régime financier de l’Etat et autres entités, et par le Code de transparence et de bonne gouvernance de 2018. Bien plus, le pays a promulgué en 2019, la loi portant Code général des Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Malgré ces réformes, de nombreux défis persistent notamment l’insuffisance des ressources financières au niveau local en vue d’assurer le développement durable des infrastructures et l’offre efficace des services.
C’est pour inverser la tendance que le pays a élaboré en 2023, le Programme d’appui à la décentralisation et la gouvernance financière (Padgof). Selon la Direction générale des Impôts (DGI), ledit projet financé par la coopération allemande (GIZ) va couter 12,5 millions d’euros soit environ 7,4 milliards de Fcfa. Concrètement, apprend-t-on, il s’agira jusqu’en 2026, de renforcer les capacités institutionnelles des communes en matière de bonne gouvernance ; d’améliorer l’efficacité et la transparence de la gestion des impôts et des dépenses de la Direction générale des Impôts (DGI) et « probablement », l’état civil qui est en cours de maturation. Censé démarrer en septembre 2023, l’on annonce la signature imminente du contrat d’exécution du Padgof entre la GIZ, le ministère de la Décentralisation et du développement local (Minddevel) et le ministère des Finances. Le Padgof s’annonce d’ores et déjà comme un soulagement pour des CTD qui peinent à bénéficier de 15% du budget de l’Etat prévu par le Code des CTD.
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Dans sa ‘’Revue sur les finances publique au Cameroun’’, la Banque mondiale note que la décentralisation budgétaire au Cameroun est confrontée à des défis importants qui affectent son efficacité et son efficience, notamment le manque de transparence et de redevabilité, l’inégalité d’allocation des ressources, l’insuffisance des capacités administratives et l’ingérence politique. Pour cette institution de Bretton, l’adoption d’une loi sur la fiscalité locale constitue une évolution positive. Toutefois, « son efficacité dépend de la bonne mise en œuvre des réformes de mobilisation de recettes, telles que l’amélioration des pratiques d’administration fiscale et l’élargissement du champ d’application du recouvrement des recettes par les collectivités territoriales », lit-on.








