Parce que le Cameroun ambitionne d’atteindre le statut de nouveau pays industrialisé à l’horizon 2035, Emerging Cameroon (EMC), la publication institutionnelle du ministère camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), explore la marche vers la transition industrielle du pays à l’aune de la SND 30. Dans un dossier de plus de 15 pages, l’équipe de la division de la promotion des relations publiques et de la communication de ce département ministériel, s’est mise sur les sentiers de l’émergence afin d’en explorer les différents contours.
Ainsi, pour donner à voir comment le Cameroun se positionne afin de devenir « le commutateur, le nourricier et l’équipementier de la Ceeac et du Nigeria », la publication bilingue de 124 a convoqué les orientations qui constituent la feuille de route de la stratégie gouvernementale de développement, qui tendent à renforcer l’immunité du pays face aux chocs. EMC constate que le pays dispose, comme acquis pouvant le conduire vers son ambition, d’un tissu industriel qui en réalité est un véritable poids lourd. Un objectif mis en œuvre grâce au gouvernement dont la gouvernance permet d’être au chevet des entreprises ; toute chose qui fait tourner les moteurs de la transformation structurelle de l’économie.
Sur les sentiers de l’émergence, le pays affronte une inflation qui monte en flèche ; ce qui n’empêche pas pour autant d’accélérer le processus de développement de la production industrielle. Et pour cela, le gouvernement a mis en place un programme d’impulsion initiale qui trace les sillons de la transformation structurelle de l’économie à travers une liste de 30 projets couvrant tous les secteurs d’activités.
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Afin de mieux comprendre les méandres de l’ensemble de ces projets, experts de haut niveau, responsables de premier plan de ce département ministériel ou encore le ministre camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Fuh Calistus Gentry, donnent à voir sur les initiatives prises par les pouvoirs publics en vue d’accélérer l’industrialisation du Cameroun.
Dans l’actualité, EMC traite de la signature du nouvel accord de partenariat entre l’Organisation des Etats ACP et l’Union européenne, conclut aux Iles Samoa pour les 20 prochaines années. La coopération entre le Cameroun et la Banque mondiale, China Eximbank, la Société financière internationale, la Banque mondiale ou encore l’axe Paris-Yaoundé, renforcé au travers de la lutte contre l’insécurité alimentaire, est mise en évidence. De même que l’ouverture officielle du nouveau bureau de la Banque africaine de développement à Yaoundé figure en bonne place dans ce magazine qui reçoit en posture d’invité, le chef du département, le ministre Alamine Ousmane Mey.
Dans cet entretien de trois pages, le ministre camerounais de l’Economie plaide pour un secteur privé plus présent dans le dialogue structuré et balaie tous les sujets liés à la mise en œuvre de la SND 30, aux Accords de partenariat économique de nouvelle génération, et défend la position du Cameroun dans le choix des projets devant bénéficier des financements de ses partenaires.
Le magazine donne également des nouvelles de la Sodecoton, l’un des fleurons de l’agro-industrie au Cameroun. Son directeur général, Mohamadou Bayero Bounou, annonce que la société agroindustrielle est sur la piste des investissements et d’actions d’envergure. Dans le Focus, parole est donnée à Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la Planification. Le membre du gouvernement livre aux lecteurs les clés de compréhension de la souveraineté économique de l’Afrique.
Le journal amène aussi les lecteurs à la découverte du vin de pastèque, un nectar mis au point par un jeune camerounais, Martial Arnaud BIBI. Une trouvaille qui lui a permis de remporter le 2ème prix e l’Innovation en 2020 et 2022 et d’être classé dans le top 10 des meilleurs entrepreneurs subsahariens en 2021 en Côte d’Ivoire à seulement 33 ans.
Cette note alcoolisée n’éclipse pas la trajectoire du rédempteur des déchets ménagers ou encore celle de la promotrice du commerce intra-africain, Jacqueline Tientcheu. Avant de se refermer sur une interview du chef du Centre africain de la politique climatique, James Murombedzi, qui fait un plaidoyer pour que plus de la moitié des ressources financières des Etats soit consacrée à l’adaptation au changement climatique, EMC fait une incursion dans le barrage hydroélectrique de Nachtigal. Un ouvrage qui, de l’avis de l’équipe de rédaction, suscite l’admiration de la communauté des bailleurs de fonds parmi les plus sceptiques.










