Le gouvernement centrafricain visait 8 milliards de dollars pour financer son Plan national de développement (PND 2024-2028). Les engagements des bailleurs de fonds ont finalement atteint 9 milliards, à l’issue de la table ronde co-organisée par les gouvernements centrafricain et marocain, les 14 et 15 septembre à Casablanca. La rencontre a mobilisé un large éventail de partenaires internationaux. Parmi les contributions annoncées figurent 600 millions de dollars du système des Nations unies, 1 milliard de dollars de la Société financière internationale, 720 millions de dollars de la coopération chinoise, 300 millions de dollars de l’Union européenne, 830 millions de dollars d’Emy Finance Holding, 898 millions de dollars du cabinet Link, 33 millions de dollars de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), etc. Avant la table ronde de Casablanca, la Banque africaine de développement (BAD), avait déjà pris des engagements pour environ 2 milliards de dollars. Ce qui porte le montant total des engagements à 11 milliards de dollars.
Les autorités centrafricaines se rapprochent donc de l’objectif de 12 milliards Fcfa, soit un peu plus de 7000 milliards Fcfa, qui représente le budget du PND-2024-2028. Pour Bangui, ce succès constitue un signal fort envoyé aux partenaires extérieurs comme aux acteurs économiques nationaux. Il ouvre la voie à une mobilisation sans précédent en faveur de la modernisation des services publics, de l’industrialisation et de la valorisation des ressources naturelles. La Centrafrique, qui cherche à tourner la page de ses crises militaires à répétition, entend désormais transformer ces promesses en investissements tangibles pour bâtir une économie plus forte, inclusive et durable.
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Dans son discours d’ouverture de la table ronde, le président Faustin-Archange Touadéra est revenu les objectifs ambitieux de ce plan stratégique. Il prévoit une croissance moyenne annuelle du PIB réel de 4,2% d’ici 2028, une réduction de l’incidence de la pauvreté de 68,8% à 62%, une baisse du taux de mortalité infanto-juvénile de 99 à 45 pour 1000 naissances, ainsi qu’une amélioration substantielle de l’accès à l’électricité, de 17% à 40%, et à l’eau potable, de 37 % à 60%. Ces objectifs s’articulent autour de 5 axes stratégiques : le renforcement de la sécurité, de la réconciliation nationale et de la gouvernance ; le développement du capital humain et des services sociaux de base ; la construction d’infrastructures résilientes ; la transformation des filières productives pour une croissance inclusive ; et enfin la durabilité environnementale et l’adaptation au changement climatique.

