Les entrepreneurs du Collectif des petites et moyennes entreprises de Centrafrique (CPMEC) réclament à l’Etat centrafricain le paiement de leurs créances estimée à près de 3 milliards FCFA, accumulées depuis 38 mois. C’est du moins ce qu’a déclaré Jean Louis Kamango, secrétaire général et porte-parole du collectif, le 25 novembre dernier, au micro de la radio nationale indépendante Nduka Luka financée par l’organisation suisse Fondation Hirondelle. « Depuis le début de l’année, nous avons introduit deux requêtes à la présidence, à la primature et au ministère des finances, mais ces requêtes sont restées lettre morte. […] raison pour laquelle nous avons décidé de nous mobiliser dans une manifestation pacifique devant le ministère de finance afin d’exiger le paiement des arriérés qui dépassent de peu 3 milliards FCFA », a-t-il exprimé.
Les PME concernées fournissent des services de bases aux entités gouvernementales telles que la fourniture de bureau, le service de nettoyage entre autres. Ces entreprises, confrontés à une crise de trésorerie, déclarent faire face à l'incapacité de reconstituer leurs stocks et rembourser leurs crédits bancaires, contractés initialement pour exécuter des commandes publiques. Toute chose qui fragilise leurs activités et menace par conséquent la survie desdites entreprises. « Le CP-MEC appelle le gouvernement à ouvrir d’urgence un cadre de dialogue afin de trouver une issue favorable à cette crise financière », a conclu Jean Louis Kamango. Pour l’heure, le ministère mis en cause n’a pas encore réagit.
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Cette situation met en lumière les difficultés que rencontrent les petites et moyennes entreprises dans ce pays d’Afrique centrale et vient rappeler le contexte économique propres à celles-ci. En effet, à l’heure où l’Etat cherche à renforcer la participation des PME à la croissance nationale et à attirer des partenaires financiers internationaux capables de contribuer au capital et à la gestion de l’instrument, ces entreprises sont encore confrontées à de nombreux défis structurels.
Selon les résultats de la Cartographie des PME en RCA réalisée par l’Organisation international du travail (ILO) et le Groupement interprofessionnel de Centrafrique (GICA) en octobre dernier, 70% des PME centrafricaines mettent la clé sous le paillasson à cause du manque de financement et de la faible rentabilité.
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