Le 25 mars 2025, la société congolaise Tinda Energy S.A a conclu un accord avec la chinoise Complant pour la mise en œuvre du projet énergétique "Ignié 2021-2046". Ce projet, d’un coût global de 100 milliards de FCFA, prévoit la construction de deux centrales solaires d'une capacité totale de 65 MW, dont 55 MW issus d’une centrale solaire hybride et 10 MW générés par une centrale biomasse. Il couvrira un site de 100 hectares dédié aux énergies renouvelables dans la Zone Economique Spéciale (ZES) d’Ignié.
« Le lancement de ce projet constitue une avancée majeure vers la transition énergétique du pays. Il couvrira un site de 100 hectares alloué au développement des énergies renouvelables dans la ZES. Le délai d'achèvement est fixé à 18 mois après la livraison des équipements clés. Le système hybride renforcera la capacité d'Energie Electrique du Congo (E2C, Ndlr.), notre partenaire public, tout en fournissant de l'électricité au parc industriel et commercial de Maloukou », a expliqué à la presse Yannick Jutta, Président Directeur Général de Tinda Energy, lors de la cérémonie qui s’est déroulée en présence de Jean-Marc Thystère-Tchicaya, le ministre congolais des Zones économiques spéciales (ZES) et de la Diversification économique.
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Un levier pour l’indépendance énergétique
Dans le cadre de cet accord, l’entreprise chinoise Complant sera chargée de mobiliser les fonds nécessaires et de coordonner la réalisation des travaux. « Nous entamons dès à présent les négociations avec les créanciers pour finaliser les contrats et établir un calendrier précis », a précisé He Haishan, directeur général de Complant. Pour lui, ce projet est une opportunité pour le Congo qui fait face à un défi énergétique persistant : seulement 45% de la population milieu en urbain et 10% en milieu rural ont accès à l’électricité, selon les données de la Banque mondiale (2022). Avec une capacité installée de 450 MW en 2023, majoritairement hydroélectrique (70%) et thermique (30%), le pays peine à répondre à la demande. Sa dépendance aux énergies fossiles pèse lourd : les importations de carburant absorbent 15% du budget énergétique.
Un tournant vers les énergies vertes
Ainsi, le projet "Ignié 2021-2046" apportera une capacité supplémentaire de 65 MW, soit une hausse de près de 15% de la production nationale. Il devrait aussi permettre une réduction annuelle de 120 000 tonnes de CO₂, selon le ministère de l’Énergie. Inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à porter la part des énergies renouvelables à 50% d’ici 2030, contre 25% actuellement, ce projet est crucial pour ce pays où 80% des industries subissent des coupures régulières, freinant leur compétitivité.










