Lors de la 16e conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 16) qui s'est tenue le 29 octobre en Colombie, le Gabon a reçu une promesse de financement de 60 millions de dollars (environ 36,3 milliards de Fcfa) de la France et d'autres acteurs (Conservation International et The Nature Conservancy) pour la préservation de la biodiversité et du climat. Selon le ministère de la Forêt du Gabon, le pays a réitéré son engagement à préserver 30 % de ses terres et eaux d'ici 2030.
En outre, afin de profiter de cette aide financière, le Gabon a pris l'engagement de gérer les forêts de manière durable, de renforcer les capacités des institutions de recherche gabonaises et de combattre les crimes environnementaux. « Les partenaires encouragent d'autres acteurs à se joindre à cette initiative pour soutenir les écosystèmes forestiers et le développement durable au Gabon », apprend-on.
En moyenne, le Gabon stocke 140 millions de tonnes de carbone par an, tandis qu'il n'en émet que 35 millions. De cette manière, grâce à une réserve de plus de 139,9 millions de tonnes de carbone annuellement, le Gabon a la possibilité de commercialiser son crédit carbone aux entreprises qui en ont besoin. Sur la période 2010-2018, le pays a obtenu une certification au crédit carbone de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Ccnucc).
En juin 2021, la Norvège a déjà récompensé le Gabon pour ses efforts. Ce pays européen a choisi de lui accorder un financement de 17 millions de dollars, soit environ 9,3 milliards de Fcfa, pour son engagement envers la préservation de ses forêts. Cette somme représente la rémunération du carbone supplémentaire collecté entre 2016 et 2017, grâce aux actions entreprises au Gabon pour combattre la déforestation.








