Le groupe minier Fortescue, coté à la Bourse australienne (ASX), a dressé ce mercredi 1er juillet 2026, le premier bilan de ses trois ans d’activités sur le projet de fer de Belinga, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, dans le Nord-Est du Gabon. Sur un permis d'exploration couvrant 4 500 km², l'opérateur a indiqué, via ses canaux de communication, qu'en trois ans et demi « plus de 250 milliards de FCFA ont été investis et plus de 225 000 mètres de forage ont été réalisés ou programmés. » Un travail qui « a permis de renforcer progressivement la compréhension de la ressource et les bases techniques du projet », renseigne la société australienne, annonçant qu'une « nouvelle étape de son développement est en cours. »
Actif au Gabon depuis 2022, via la coentreprise Ivindo Iron détenue à 80 % par Fortescue et à 20 % par l'Africa Transformation and Industrialisation Fund (ATIF), le groupe révèle ainsi un volume d'investissements largement supérieur à ses prévisions. En effet, lors de sa prise en main, le programme des travaux était budgétisé à environ 90 millions de dollars (soit près de 52 milliards de FCFA au cours actuel du dollar) sur trois ans. Un montant censé couvrir les études de faisabilité et l'identification des solutions logistiques nécessaires au développement de ce gisement.
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Pour Fortescue, cet effort financier a permis de faire avancer les études techniques, de réduire les incertitudes géologiques et de préparer les prochaines décisions d'investissement. Si la compagnie ne détient pas encore de permis d’exploitation pour ce gisement estimé à un milliard de tonnes de minerai à haute teneur (65 % Fe), elle a néanmoins réalisé l’exportation d’une première cargaison test en décembre 2023 pour prouver la viabilité de la chaîne logistique. Une opération ponctuelle encadrée par la convention minière d'exploitation signée avec l’État gabonais en février 2023.
Cette mise au point intervient cependant dans un contexte de forte pression. Début 2026, le gouvernement gabonais a formellement sommé Fortescue de lancer la phase d’exploitation sous peine de perdre ses droits. Face au déclin de la rente pétrolière, Libreville veut accélérer ses projets miniers pour faire passer leur contribution au PIB de 5 % à 35 % d’ici cinq ans et réduire un chômage endémique. Découvert en 1955, le potentiel géologique de Belinga est historique, mais à date, la société poursuit encore ses campagnes d'exploration pour le convertir en réserves prouvées et certifiées selon les standards internationaux.
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