La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples de l’Union africaine a été saisie d’une plainte contre l’Etat gabonais. Selon l’AFP, l’ancien ministre gabonais des Mines, Hervé Patrick Opiangah, accusé d'inceste dans le pays, a porté plainte auprès de cette instance de l’Union africaine, pour dénoncer des "attaques violentes" de l'État gabonais contre lui. Depuis novembre 2024, le président du parti Union pour la démocratie et l'intégration sociale, est recherché par la justice gabonaise pour des soupçons d'inceste sur sa fille Élisabeth. Les autorités gabonaises ont ouvert une enquête criminelle sur la question. L’entourage de l’homme de 54 ans, patron de l’une des plus grosses entreprises, partenaire de la Compagnie minière de l’Ogooue (Comilog) (elle emploie 6500 personnes), estime qu'il est victime de harcèlement politique lié à sa décision de faire campagne pour le "non" lors du référendum du 16 novembre 2024 sur la nouvelle constitution du pays.
Nombre de ses partisans déclarent que les forces de sécurité lourdement armées ont envahi son domicile sans mandat en novembre dernier pour poursuivre une affaire contre Opiangah, qu'ils qualifient de légalement pleine de lacunes. De plus, soutiennent-ils, la victime a répété à plusieurs reprises les accusations portées contre son père, mais a refusé de porter plainte contre lui. Le parti ajoute que diverses tentatives pour faire rejeter l'affaire ont échoué et a dénoncé "l'utilisation de l'appareil militaire et policier de l'État gabonais contre M. Opiangah et le maintien abusif des procédures judiciaires". Bien plus, sa fille Elisabeth aurait plusieurs fois démenti les accusations visant son père et refusé de déposer plainte contre lui, malgré l'insistance des autorités.
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Selon ses conseils, cités par l’AFP, Hervé Patrick Opiangah, actuellement à l'étranger, a déposé sa requête auprès de la Commission des droits lundi 31 mars 2025 dans l'espoir d'affirmer ses droits face à ce qu'il considère comme une "conspiration".
EcoMatin Avec l’AFP








