En hibernation depuis sa création le 7 janvier 2015, le Fonds spécial pour la statistique (FSS) du Gabon pourrait enfin être opérationnel si l’on s’en tient à un projet de loi validé le 20 juin par le gouvernement. Si ce projet de décret est finalement entériné par le Parlement, apprend-on, ce Fonds entrera en activité dans le but de « financer le Système statistique national (SSN) pour une production de données statistiques fiables et de qualité ». Ledit Fonds sera géré par le Secrétaire permanent du Conseil national de la statistique (CNS).
Le FSS sera alimenté par diverses sources : notamment les dotations budgétaires de l'État, les ressources propres du FSS, les contributions des partenaires au développement, les amendes et pénalités de l'Institut national de la Statistique du Gabon, et « d'autres ressources affectées ». Dans cette veine, le gouvernement a déjà préparé un projet de décret autorisant l’État Gabonais à contracter un emprunt d’un montant de 83 100 000 euros (54,4 milliards de Fcfa) auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). « Ce prêt, indique le gouvernement, est destiné au financement du projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre- Série de projets 2 (Hiswaca) ». Il permettra au Gabon d’étendre le projet régional de statistiques par l’utilisation des outils communs pour des besoins de comparaison de données au niveau régional.
La mise en activité projetée de ce Fonds intervient au même moment où, le gouvernement gabonais a opté de signer un décret qui va réformer le système national statistique du Gabon. « De manière globale, la réforme vise, entre autres, à renforcer les capacités du SSN dans la production de données statistiques fiables et de qualité, d’améliorer la gouvernance et la coordination du SSN, de l’harmoniser avec les standards internationaux et les principes de la Charte africaine de la statistique », peut-on lire dans une note produite à la fin du dernier conseil des ministres présidé le 20 juin à Libreville, par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema.










