Au Gabon, Havilah Mining Gabon (HMG), filiale du groupe sud-africain Havilah Consolidated Resources (HCR), vise des recettes fiscales de l'ordre de 183 millions de dollars américains (102,4 milliards de Fcfa environ) pour l'État gabonais dès la première phase d'exploitation du gisement de fer de Melingui, situé au Sud-ouest du pays. L’information a été révélée le 27 juin par le Pr Baojin Zhao, Président du Conseil d'Administration (PCA) de HCR, dans une interview au media gabonais Gabonreview. Selon ce dernier, cette phase initiale, prévue pour le second semestre 2026, prévoit l’extraction d’un volume de 2 à 4 millions de tonnes de minerai de haute teneur par an.
Ce projet d'envergure, en gestation depuis près de six ans, dévoile ainsi ses prémices pour un développement économique crucial. D’après le Pr Baojin Zhao, celui-ci a déjà franchi des étapes clés notamment avec le dépôt d'une étude de faisabilité de phase 1 et la finalisation des études d'impact environnemental et social (EIES), validées par les autorités gabonaises après un processus rigoureux de 19 mois. Ces études approfondies, portant sur la biodiversité, le sol, l'eau et l'air, incluent des consultations publiques et des partenariats avec des cabinets nationaux, aboutissant à un document de plus de mille pages.
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Au-delà de ses retombées financières directes, le projet de fer de Melingui s’impose comme un levier majeur de création d’emplois, avec près de 1 600 postes attendus lors de la première phase — dont 520 directs et 1 100 indirects. Dans un contexte où le Gabon a acté l’interdiction formelle d’exporter des minerais bruts à partir de 2029, Havilah Mining Gabon anticipe les exigences de transformation locale en prévoyant, dès le lancement, une production de fonte brute alimentée par de la biomasse, afin de garantir une empreinte carbone neutre. Cette orientation industrielle devrait générer à elle seule 300 emplois directs supplémentaires et environ 2 000 emplois indirects.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie gabonaise de valorisation de ses ressources naturelles et de diversification de son économie. Et ce, malgré un environnement mondial incertain, marqué par une baisse progressive des cours du fer estimés à 95 dollars la tonne en 2025 et 88 dollars en 2026, contre 94,49 dollars au 27 juin 2025.
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