Engagée dans la diversification de son économie, la Guinée Equatoriale mise sur la modernisation de ses systèmes de raffinage du pétrole et le tourisme. Le 14 août dernier, Teodoro Nguema Obiang Mangue, le vice-président du pays, a annoncé avoir donné "le feu vert” à deux projets importants qui, selon lui, contribueront aux plans nationaux de diversification économique. "Le premier est, à travers la société italienne OIL & Fuel Engineering LLC-FZ, le lancement d'une raffinerie à système modulaire sur la partie continentale ; où le pays dispose de plus de débouchées vers d’autres pays pour la commercialisation du carburant et autres dérivés du pétrole brut au prix le plus bas de la sous-région. L'autre est la création d'un bureau national légal du pavillon des navires et la création d'un itinéraire pour les navires de croisière qui souhaitent venir au large de la Guinée Equatoriale”, a-t-il affirmé sur X (ex-twitter).
En effet, cette décision survient 4 ans après que le ministère des Mines et des Hydrocarbures de Guinée Equatoriale ait annoncé la création d’une raffinerie à système modulaire à Punta Europa, au large du pays, dans le cadre du programme « MMH 2020 année de l’investissement » et dont la décision finale d’investissement était attendue pour le premier trimestre de l’année 2021. Les études de faisabilité ont été réalisées et les résultats qualifiés d'encourageants par les autorités locales. Elle intervient ainsi à la suite d’une récente rencontre entre Teresa Isabel Nnang Avomo, Directeur général de la Compagnie nationale de pétrole de Guinée Equatoriale (GEPetrol) et les responsables de la société italienne dans le cadre d’une collaboration technologique visant à accélérer la mise en place de ce projet.
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Dans le détail, il s’agit d’une raffinerie pétrolière d'une capacité de traitement allant de 1 000 à 10 000 barils par jour située sur la partie continentale. D’après les premières prévisions du gouvernement, le coût du projet oscille entre 55 et 76 millions de dollars, soit entre 32,7 milliards de Fcfa et 45,3 milliards de Fcfa, selon le cours actuel du dollar américain. La construction de l’usine sera scindée en deux phases, dont la première durera environ 2 ans et la seconde environ 3 ans. Ce projet est entré en hibernation avec la survenue de la pandémie du coronavirus selon les explications des pouvoirs publics.
Il faut noter que ce projet vise à éviter les ruptures de stock de produits pétroliers en Guinée Équatoriale, de réduire la dépendance à l’égard des importations de produits raffinés et d’économiser les réserves de devises du pays. En plus de garantir une main-d’œuvre nationale, il permettrait également de réduire le prix du pétrole à la pompe qui sont respectivement de 495 Fcfa le super, 470 Fcfa le gasoil et 5000 Fcfa la bouteille de 12,5 kg de gaz domestique. A cette date, ce pays pratique les prix des hydrocarbures les moins élevés parmi les pays de la Cemac.








