La Guinée Equatoriale a exporté 19 749,8 m3 de bois exotique transformés entre avril et juin 2025. Ce volume est en baisse de 4 783,9 m3 par rapport au 1er trimestre où ce sont 24 533,7 m3 de bois sciés qui ont été sortis par les exportateurs de ce pays de la Cemac. Selon les données compilées par l’Institut national de statistique de Guinée équatoriale (INEGE) dans son rapport sur les comptes nationaux du 2e trimestre 2025, cette baisse correspond à la troisième successive depuis l’entrée en vigueur, en juillet 2024, de la loi sur l’interdiction de sortie du bois en grume.
En effet, depuis juillet 2024, le pays qui tirait 25% de ses recettes d’exportations des ventes du bois, enregistre une baisse continuelle des volumes sortants. Les exportations de bois, jusqu’ici principalement constituées de bois brut, sont passées de 54 613,5 m3 à fin juin 2024 à 17 413,4 m3 (-68%) le trimestre suivant. La Guinée Equatoriale a cependant terminé l’année 2024 avec un pic de ventes à 34 580,8 m3 consécutif à une demande internationale plus forte, avant de retomber dans la récession.
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Pour amortir cette contreperformance sur l’un de ses principaux postes de recettes après les hydrocarbures, le gouvernement équatoguinéen a autorisé la sortie de 4 420 m3 de bois brut entre avril et juin, après 3 trimestre successifs de ventes nulles. La lecture des données du rapport de l’INEGE laisse entrevoir une corrélation directe entre ce recul des importations et la baisse de la production des forestiers (-61%). Ceux qui déclaraient se sentir « exclut » à l’annonce de la décision gouvernementale prohibant formellement l’exportation de bois brut en décembre 2023, ont produit 46 378 m3 de bois brut au 1er semestre 2025, bien loin des 79 016 m3 enregistrés le semestre précédent. De plus, durant les 6 premiers mois de l’année, la production a été disparate avec tout juste 12 989 m3 produit entre avril et juin.
A noter que, de leur côté, les entreprises industrielles de la filière affichent des volumes de production en dents de scie, marqué par un ralentissement de l’activité industrielle (-41,5%) à fin juin. Les volumes sorties des usines de transformations sont passés de 13 509 m3 à 7 896 m3 d’un trimestre à l’autre. Une contreperformance quand on sait que l’ambition derrière l’interdiction de sorite des bois en grumes est de favoriser la transformation locale des ressources forestières.








