Lors de la réunion ordinaire des services de la vice-présidence le 19 août, Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale, a annoncé un investissement de 229 millions de dollars US (environ 129 milliards FCFA) pour l’extension à l’échelle nationale du projet d’approvisionnement en eau potable initialement prévu pour l’île de Bioko. Mis en œuvre par la société chinoise China Gezhouba, ce projet sera désormais déployé dans toutes les villes du pays afin de garantir un accès équitable à l’eau potable. « Grâce aux négociations sur le projet initial, nous avons pu économiser 229 millions de dollars, une somme que la commission que je dirige a décidé d’investir pour donner une dimension nationale au projet », a-t-il indiqué sur son compte X (ancien Twitter).
L’accord concernant la réalisation du projet de Bioko, initié en 2014, n’a été conclu qu’en avril 2025, après de longues négociations sur son coût. Initialement évalué à 399 millions de dollars US, le devis de China Gezhouba était jugé trop élevé et risqué pour les finances publiques. Le gouvernement avait envisagé de réallouer une partie de ce budget à d’autres secteurs prioritaires. Selon les sources officielles, plusieurs entreprises concurrentes avaient proposé des offres financières plus attractives, mais leurs plans étaient jugés moins avantageux pour les populations de Bioko.
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Destiné à approvisionner près de 800 000 habitants dans les régions de Bioko Nord et Bioko Sud (dont Malabo), le projet comprend l’installation de 173 km de canalisations, une usine de traitement d’eau et un réseau de distribution moderne, pour une capacité de 45 000 m³ par jour. Son extension aux autres villes du pays doit permettre d’atteindre un taux de couverture de 70,2 % d’accès à l’eau potable d’ici 2030, contre 47,9 % actuellement. « L’objectif est de garantir un accès égal à l’eau potable pour les 13 municipalités restantes, soit 780 conseils municipaux encore dépourvus de ce service », a ajouté le vice-président.
La nouvelle phase du projet sera évaluée par trois entreprises locales dans les deux prochains mois, avant d’être confiée à China Gezhouba, déjà en charge du système de Bioko. La livraison est prévue sur une période de cinq ans, suivie d’une exploitation par la société chinoise pour 15 ans, avant rétrocession à l’État équatoguinéen.



