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Seulement, ces bonnes intentions des dirigeants de la Cemac risquent de se fracasser sur le mur de l’insécurité. La crise sécessionniste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, les assauts meurtriers de Boko Haram au Cameroun et au Tchad, l’action des bandes armées en République centrafricaine et dans les régions de l’Adamaoua et de l’Est au Cameroun, hypothèquent sérieusement l’application de l’accord de libre-circulation des personnes et des biens, qui devait être effective depuis janvier 2018. Alors que cette politique commune était effective depuis entre le Cameroun et le Tchad, le Cameroun et le Congo et le Cameroun et la Centrafrique, les conditions de circulation des citoyens entre ces différents pays ont été durcies depuis la dégradation du contexte sécuritaire. C’est dire que cette politique commune ne sera pas mise en œuvre dans son intégralité avant le retour de la paix, qui demeure lui-même incertain. La Guinée Equatoriale, le Gabon et le Congo, les seuls de pays de la zone Cemac encore stables, du moins sur le plan de la sécurité, redoutent une importation des crises qui secouent actuellement les autres Etats de la Cemac. Par ailleurs, l’enlisement de la situation sécuritaire dans la sous-région et dans bien d’autres du continent est un mauvais signal, à cinq mois de l’entrée en vigueur de l’accord de l’Union africaine instituant la Zone de libre-échange continentale (Zlec).



