La Banque européenne d'investissement (BEI), bras financier de l’Union européenne, envisage d’octroyer un prêt de 183 millions d’euros (120 milliards de FCFA) au Cameroun pour le projet de construction de la voie de contournement de Yaoundé. Cet argent, dont le déblocage doit encore être validé par le conseil d'administration de l'institution, servira à financer les travaux de la section Nkozoa– Minkoameyos (autoroute Yaoundé-Douala) longue de 22,8 km et dont le coût est estimé à 175 milliards FCFA. La BEI s’engage par ailleurs à superviser le respect des normes environnementales et sociales européennes, conformément aux directives sur l’évaluation des incidences environnementales (EIE) et la protection des habitats naturels.
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"Le contournement de Yaoundé, en particulier la section T3, a un double objectif : d'une part, améliorer le transport régional en contournant la congestion de Yaoundé, un goulot d'étranglement majeur sur les principales routes économiques d'Afrique centrale ; d'autre part, promouvoir un développement urbain plus durable de Yaoundé en décongestionnant le centre-ville et en détournant le trafic local vers le contournement par le biais de routes radiales", peut-on lire sur le site web de l'institution européenne.
Si, approuvé, ce premier financement permettrait au pays d'avancer dans la matérialisation de cette infrastructure dont le coût global est estimé à 794 milliards de FCFA. Le pays peine à effet à mobiliser les financements nécessaires pour ce projet. Entre 2017 et 2024, les autorités ont multiplié les tables rondes pour tenter de convaincre les investisseurs sans réel succès. L'implication d'une institution de la taille de la BEI pourrait, toutefois, faciliter l'attrait des financiers notamment privés.
Longue sur 90 km, la voie de contournement de Yaoundé vise à décongestionner le trafic routier dans la capitale du Cameroun. Plus généralement, l’intention est de fluidifier au maximum le corridor entre Kribi-Douala et Ndjamena, au Tchad, représentant un axe central pour le commerce de la région. En termes d’ouvrages il sera aménagé dans de ce projet, 16 échangeurs, 03 ponts, 13 passages supérieurs, 1 passage inférieur et plusieurs dalots.
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En terme de retombées économique, le projet devrait "dégager des avantages financiers de l’ordre de 4 145 milliards de Fcfa générés essentiellement par le gain de temps (75 %), la réduction des coûts d'exploitation des véhicules(14%), la plus-value foncière(9%) et finalement les taxes générées à l’état pendant la période de construction(1%)", fait savoir l'institution européenne.
Pour rappel, les travaux de construction de la voie de contournement de Yaoundé sont répartis en quatre sections : la section T1 (Mbankomo– Nkolmeyang d’environ 36 km); la Section T2 (Nkolméyang– Nkozoa 22 km) ; la section T3 (Nkozoa– Minkoameyos 22,8 km) et la T4 (Minkoameyos – Mbankomo environ 9 km).








