La zone semi inondable du Delta de la Cuvette, dans le nord du Congo, qui abrite le champ pétrolier du Delta, vient de livrer les secrets de ses entrailles. Un gisement d’hydrocarbures liquides, gorgé de centaines de millions de barils de pétrole brut, en cours d’exploration par la Société africaine de recherche pétrolière et de distribution (SARPD-Oil), du magnat de l’industrie pétrolière congolaise Claude Willy Etoka. D’après les estimations, ce champ pétrolier qui fait partie du permis Ngoki, va permettre une production de 1 million de barils par jour dans le pays. Mais, pour l’heure, les responsables affinent encore leur stratégie pour l’exploitation des puits encore en phase de forage.
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En termes de revenus attendus pour la République du Congo, ce sera un partage de production à parts égales, entre l’opérateur et le pays, assurent les experts. « Ce sera du 50-50 pour le Congo. Sur les quatre prospects, nous avons un chiffre qui est important ; 10,5 milliards de dollars pour le Congo par an », déclare Mohammed Jawad Rahmani, expert-comptable.
Un projet à 200 millions de dollars
Dans le communiqué du Conseil des ministres du 17 avril 2024, le gouvernement renseignait que le temps imparti à l’exploration des réserves de ce champ pétrolier, couvre une durée totale de 10 ans, répartie en trois périodes. Il pondérait aussi le coût total des travaux d’exploration à 200 millions de dollars, soit 120 milliards de Fcfa.
Le champ pétrolier onshore du Delta de la Cuvette, s’étend sur une superficie totale de 9 392 km2 dans une zone semi-inondable. Les quatre premiers puits pétroliers du champ, représentent une production en période de croisière de 360 000 b/j, soit un peu plus de 131 millions de barils par an. Ces puits en eux-mêmes, contiennent des réserves de plus de 480 millions de barils, alors que dix autres puits sont en cours de forage. Selon les explications de la direction marketing de la compagnie pétrolière, SARPD-Oil pourrait produire grâce ce champ, à peu-près 983 000 barils par jour contre 310 mille barils actuellement pour les autres opérateurs.
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Pour mémoire, la Société africaine de recherche pétrolière et distribution, propriété du magnat des affaires et du pétrole congolais, Claude Wilfrid Etoka, également propriétaire de Petroleum Exploration & Production Africa (PEPA), détient près de 60 % des parts du marché du pétrole raffiné importé au Congo, avec un chiffre d'affaires estimé à un 1 milliard de dollars et un bénéfice net d'environ 50 millions de dollars par an.








