Le 28 juillet, à Tokyo, le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a tenu des discussions avec le groupe japonais Asia Minerals Limited (AML) en vue de l’installation d’une unité industrielle de transformation du manganèse sur le sol gabonais.
Selon une source ministérielle, ce projet s’inscrit dans une dynamique de « création de valeur sur le territoire national ». Il marque une nouvelle étape dans la volonté du pays de structurer une industrie compétitive autour du manganèse, un minerai stratégique pour la sidérurgie et les batteries électriques.
Fondé en 1993, AML est un acteur clé du secteur, opérant dans l’exploitation minière, la production de ferroalliages et de produits chimiques à base de manganèse. Présent en Afrique du Sud et propriétaire d'une fonderie en Malaisie, le groupe dispose d’une solide expertise qui en fait un partenaire de choix pour Libreville.
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Deuxième producteur mondial, le Gabon a enregistré 9,4 millions de tonnes de manganèse brut en 2024, dont 8,3 millions exportées, représentant à elles seules l’ensemble de la production de la CEMAC, selon la BEAC. Toutefois, la capacité de transformation locale reste faible, limitée au Complexe Métallurgique de Moanda (CMM), filiale de Comilog (groupe français Eramet).
Ce nouvel intérêt japonais intervient dans un contexte de compétition mondiale accrue pour les minerais critiques. Le Gabon a déjà entamé des discussions avec des groupes chinois et américains. Ces efforts diplomatiques et industriels visent à mieux capter la valeur ajoutée de ses ressources et à réduire la dépendance à l’exportation de matières brutes.
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