« L’ancienne ambassade de France à Libreville devient désormais propriété de l’État gabonais ! ». C’est l’annonce faite ce 6 mai par l’ambassade de France au Gabon. L’institution dévoile que c’est aujourd’hui qu’a eu lieu la signature officielle de l’acte de vente, en présence des représentants des États français et gabonais. « Cela a marqué une nouvelle étape dans l’histoire de ce bâtiment. Félicitations à l’État gabonais pour cette acquisition emblématique ! », déclare la représentation diplomatique.
Le montant de la transaction n’est pas dévoilé mais l’on sait qu’en octobre 2024, l’ambassade de France, installée dans de nouveaux locaux au Boulevard de la Nation, à Batterie IV, avait mis en vente un ensemble immobilier au cœur de Libreville, situé au 185 rue du Pont Pirah. Composé d'une parcelle de 3 013 m², incluant un parking, un espace vert et des bureaux sur 2 étages totalisant 1 256 m², ce bien était qualifié d’une « opportunité à ne pas manquer ».
Pour la représentation diplomatique française, la vente de cet ancien consulat devait générer des revenus importants car sa localisation en plein centre-ville en fait une propriété attractive pour les investisseurs privés et même pour l'État. Avant ce rachat, ce lieu était devenu un musée d’exposition artistique et de loisirs.
L’Etat gabonais pour sa part estime qu’il s’agit-là d’un acte de souveraineté. Car, reprendre cet immeuble à la France renforce la présence de l’Etat dans la propriété foncière stratégique au cœur de la capitale du pays. En outre, cela va dans le sens de la politique de nationalisation de plusieurs secteurs nationaux : distribution et production pétrolière ; banque ; transport aérien et maritime, etc.
Avec ce nouveau patrimoine immobilier symbolique, l’Etat gabonais pourrait l’utiliser à ses propres fins en y logeant des services de divers ordres. Ce qui fera l’économie des baux au trésor public.








