visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Je me connecte
Magazine
    Bientôt disponible...
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
ConjonctureEecomembre

Le Port Autonome de Douala se porte bien (Interview)

A en croire l'agence de notation Bloomfield , l’entreprise publique se voit décerner la note de crédit « A » grâce notamment à l’augmentation du trafic (+8%), la révision tarifaire (à compter de 2018), la mise en régie de certaines activités.

Publiée lundi 20 mars 2023 à 16:23:42Modifiée mardi 21 mars 2023 à 08:53:42Temps de lecture 10 minPar EcoMatin

Port autonome de Douala
Port autonome de Douala

[PUBLIREPORTAGE] Bloomfield Investment Corporation a procédé à la première notation financière de Port Autonome de Douala et lui attribue la note A (note d’investissement) à long terme, avec une perspective stable et la note A2 (note d’investissement) à court terme, avec une perspective stable. La notation s’appuie sur des indicateurs en hausse. Le Comité note que le port de Douala-Bonabéri revêt une importance stratégique pour l’État du Cameroun, compte tenu de sa contribution à l’économie et de sa vision d’en faire un acteur de référence dans le Golfe de Guinée.

Le PAD s’est ainsi lancé dans un vaste programme de normalisation de toutes ses activités, de rénovation et de modernisation des infrastructures et superstructures de son combinat portuaire. 

Dans le cadre de la normalisation, le Port Autonome  de Douala  a repris depuis 2016, la gestion de plusieurs activités mise en concession. Le cadre juridique et réglementaire demeure solide, de même que celui de la gouvernance et du management, avec l’appui d’outils stratégiques et de pilotage de l’entreprise mis en place par la Direction Générale, placés sous le triptyque (Performance- Attractivité- Compétitivité).

La suite après cette publicité
diamondcapitalconvention-2026-08-18-in article

L’augmentation du trafic (+8%), la révision tarifaire (à compter de 2018), la mise en régie de certaines activités, le niveau globalement maitrisé des charges de fonctionnement, dans un contexte socio-économique et politique relativement stable, sont des facteurs qui ont contribué à la progression des indicateurs de performances financières du PAD, de 2017 à 2021 (Chiffre d’affaires de 38 019 millions de francs CFA à 65 528 millions de francs CFA). Ces performances, couplées aux effets de sécurisation des recettes, ont permis de faire progresser, in fine, la trésorerie nette (8 261 millions de francs CFA à 18 202 millions de francs CFA).

Document Notation de la PAD

Télécharger le document

La bonne flexibilité financière se matérialise par ses bonnes relations avec les banques locales de façon générale et sa capacité de mobilisation de la dette à moyen et long terme. Le Comité de Notation note la restructuration de la dette opérée en 2022, ainsi que l’évolution du plan de fiabilisation des données et d’apurement des comptes et son impact sur les résultats du PAD à fin 2023.

Pour toutes informations sur le rapport complet de notation financière, veuillez contacter Bloomfield Investment Corporation à info@bloomfield-investment.com ou +225 27 22 54 84 40  www.bloomfield-investment.com

INTERVIEW

CYRUS NGO’O

CYRUS NGO’O : « Le Port Autonome de Douala est un très bon risque pour les investisseurs et les banques »

L’Agence de Notation financière Panafricaine BLOOMFIELD vient de certifier la qualité de la signature du Port Autonome de Douala. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala, Cyrus NGO’O, donne dans cet entretien les contours de la note ‘’A’’ qui vient d’être attribuée au Port Autonome de Douala, l’entreprise gestionnaire du Port de Douala-Bonabéri.

Pourquoi avoir décidé de faire une notation financière ?

Le Port Autonome de Douala est engagé depuis mon arrivée dans un vaste programme d’investissements destiné à donner corps à la vision du Chef de l’État, qui est celle de faire du Port de Douala-Bonabéri, le pôle de référence dans le Golfe de guinée. Cette ambition, vers laquelle nous sommes engagés, s’accompagne d’une recherche soutenue d’investisseurs et de financements nationaux et internationaux.

Afin de générer une forte attractivité des partenaires au développement du PAD, il fallait se doter d’un langage normé qui favorise la compréhension et l’analyse de son potentiel, d’où le recours à une notation financière, qui est une évaluation de la qualité de crédit, à court, moyen et long terme réalisée par une agence de notation financière indépendante. 

Pourquoi Bloomfield, qui est une agence de notation panafricaine et non Fitch, Moody’s ou S&P qui sont les agences traditionnelles occidentales ?

Au-delà de ce que BLOOMFIELD nous a été recommandé par le Ministère en charge du suivi de la performance des entreprises publiques, il y a également que ce dernier a démontré son expertise. BLOOMFIELD évolue dans un environnement qui lui est familier, toute chose qui lui donne un avantage comparatif sur ses concurrents, notamment sur la capacité de traiter des questions spécifiques qui vont au-delà des aspects financiers qui sont communs à notation financière, par exemple la prise en compte des aspects liés aux enjeux politiques, sécuritaires et de souveraineté qui sont propres à chaque environnement. Afin de traduire fidèlement le potentiel du PAD, il fallait que la notation soit effectuée par une agence qui a une compréhension plus prononcée de nos environnements africains.

Je voudrais préciser d’emblée que BLOOMFIELD affiche aujourd’hui une expertise et une expérience avérées qui répondent aux normes internationales. Elle a un savoir-faire qui n’a rien à envier aux autres agences que vous avez citées.

Votre notation est en monnaie locale. Quelle est la différence avec la notation en devise étrangère ?

La différence réside dans la prise en compte, pour les notations en devise étrangère, des facteurs liés aux contraintes règlementaires de change, qui peuvent, en fonction des devises et des mutations de la règlementation, altérer la notation d’une entreprise. À contrario, la notation financière en monnaie locale, c’est-à-dire le FCFA pour ce qui nous concerne, n’est pas contrainte par ces facteurs, et représente donc la qualité intrinsèque réelle de la société.

Que signifie concrètement la note A à long terme avec perspective stable que vous avez obtenue à l’issue de cette notation de Bloomfield ?

La notation « A » avec perspective stable signifie que le PAD sur le long terme affiche une qualité de crédit élevée, et sur le court terme des ratios de liquidité sains (pas de risque de non remboursement) dans un contexte où il n’est pas envisagé des facteurs à court terme pouvant dégrader ses indicateurs de performance. Il s’agit de notes d’investissements, qui illustrent la solidité des fondamentaux du PAD et de sa liquidité confortable.

Quel sera l’impact de cette crédibilité établie par l’agence de notation financière sur le marché des capitaux ?

Sur le marché des capitaux, une notation financière de ce type aura pour effets directs :de permettre au PAD de lever des fonds sur le marché des capitaux sans recours à une garantie, ce qui aura pour effet de réduire conséquemment les coûts financiers liés à une telle opération; de permettre la discrimination de la crédibilité du PAD par rapport aux autres emprunteurs; d’améliorer de façon significative les conditions d’emprunt pour le PAD.

Pensez-vous que cette bonne note obtenue va changer la perception que le citoyen ordinaire a des sociétés publiques en Afrique en général et au Cameroun en particulier ?

Cette notation vient simplement confirmer le potentiel du PAD et rassurer les investisseurs quant à leur décision future de soutenir son développement. Toutefois, nous restons conscients que la perception de l’opinion publique nécessite des actions d’amélioration continue dont le management du PAD est engagé avec le soutien indéfectible de son Conseil d’Administration et du Gouvernement de la République.

Avec certitude ! Les réalisations et les performances du PAD parlent d’elles-mêmes, et avaient déjà rendu témoignages de la qualité de la signature du PAD auprès de l’opinion publique.

Ne pensez-vous pas que c’était un risque de parier sur la transparence, avec cet exercice rigoureux d’évaluation de crédibilité ?

Oui c’était un risque ! Mais un risque assumé, car la transparence est un facteur clé d’attractivité pour les investisseurs. Le développement du Port de Douala étant lié à cette transparence, vous comprenez qu’il ne nous était pas permis de ne pas parier sur ce risque. 

Diriez-vous que ce bon résultat est la conséquence de votre bonne stratégie de gestion et de développement du PAD depuis que vous en êtes le Directeur Général ?

Ce résultat est lié effectivement à la stratégie que nous avons mis en place pour donner corps à la vision du Chef de l’État s’agissant du développement du Port de Douala-Bonabéri. Aussi, nous bénéficions du soutien constant du Gouvernement et de notre Conseil d’Administration. Il faut aussi noter une forte implication de toute la communauté portuaire ainsi que celle de tous mes collaborateurs.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Conjoncture
  • Le Port Autonome de Douala se porte bien (Interview)
PADCyrus Ngo’oNotationArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

CONGO-POLITICS-ELECTIONConjonctureCongo : baisse de 29,3% des entreprises du secteur primaire à fin mars, plombées par le transport et la logistiqueSelon le ministère congolais des Finances, le nombre d'entreprises enregistrées dans le secteur primaire a chuté de 29,3% au premier trimestre 2026, passant de 41 à 29 unités.il y a 2 jourssignature de convention entre le ministre tchadien des Finances et l représentant de la BAD pour le Tchad (c) MINFIConjonctureLe Tchad obtient 8 milliards Fcfa de la BAD pour améliorer le climat des affairesMalgré des efforts fournis par le gouvernement, l’environnement des affaires est jugé peu favorable aux entreprises.il y a 2 joursEpremiumArmes activités interditesConjonctureTchad : après une saisie d'armes à N'Djamena, le gouvernement ferme des secteurs sensibles au privéLe gouvernement hausse le ton pour réguler un secteur où la circulation d'armes et autres marchandises interdites prend de l’ampleur. il y a 3 joursChine-TchadConjonctureLe Tchad obtient 25 milliards FCFA de la Chine pour booster ses infrastructures, le numérique et la formationUn appui bienvenu pour un pays confronté à d'importants besoins de financement et à un lourd déficit de développement humain.il y a 3 joursSiteConjonctureCentrafrique : Bangui suspend l'exploitation aurifère à Zamboye après l'éboulement meurtrierAprès le drame le plus lourd sur un site d'exploitation artisanale en Centrafrique depuis le début de l'année 2026, les autorités camerounaises et centrafricaines prennent des mesures pour endiguer la crise.il y a 3 joursCafé RCAConjonctureCentrafrique : le gouvernement ouvre 601 000 ha pour relancer la filière café en déclinPrincipal produit d’exportation agricole, le café centrafricain a vu sa production divisée par 10 en l’espace de 25 ans.il y a 4 jours

Articles similaires

camtel1Politiques PubliquesCamtel, PAD, Socadel...: au Cameroun, sept entreprises publiques réalisent désormais un chiffre d'affaires de 100 milliards FCFALe ministère des Finances a publié la nouvelle classification des entreprises publiques camerounaises, mise à jour tous les trois ans. Sept entreprises figurent désormais en première catégorie, dont trois nouvelles venues.il y a 6 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1RDC : Afriland First Bank Congo se rapproche du dépôt de bilan, trois ans après l'éviction de Paul Kammogne Fokamil y a 6 jours2Camtel, PAD, Socadel...: au Cameroun, sept entreprises publiques réalisent désormais un chiffre d'affaires de 100 milliards FCFAil y a 6 jours3Cameroun : la filiale de Castel porte son capital à 75,5 milliards FCFA pour absorber Guinness Camerounil y a 4 jours4CEMAC : après le Cameroun, la Banque nationale de Guinée Equatoriale envisage son expansion en Centrafriqueil y a 4 jours5Transport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-Banguiil y a 1 jour6Cameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsil y a 3 jours7Hydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreil y a 2 jours8Restructuration, flotte, rentabilité, location… : Camair-Co s'expliqueil y a 6 jours9Cameroun : pourquoi l'amont pétrolier peine à attirer les grandes compagnies, malgré un sous-sol sous-exploitéil y a 5 jours10ACTIVA accélère la digitalisation de son réseau de distribution avec A-Sure Coveril y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.